Plan américain pour l’Ukraine : Kiev salue des avancées
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À Genève, les États-Unis cherchent à finaliser un plan de paix controversé, entre prudence européenne et impatience de Donald Trump.
LTD/Kevin Lamarque/REUTERS
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À Genève, les États-Unis cherchent à finaliser un plan de paix controversé, entre prudence européenne et impatience de Donald Trump.
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Le nouveau plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine semble davantage intégrer les demandes de Kiev, selon l’un des membres de la délégation ukrainienne aux pourparlers de Genève. « La version actuelle du document, bien qu’elle en soit encore aux dernières étapes de son approbation, reflète déjà la plupart des priorités clés de l’Ukraine », a déclaré dimanche sur Facebook Roustem Oumerov, secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien, qualifiant de « constructive » la coopération avec Washington.
Peu auparavant, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait assuré que « les propositions américaines pourraient inclure des éléments essentiels pour les intérêts nationaux de l’Ukraine ». Il salue la relance du dialogue diplomatique « à ce stade sans la participation de la Russie », tout en poursuivant les discussions pour rendre le texte « véritablement efficace pour mettre fin au bain de sang ».
Le plan proposé par les États-Unis pour l'Ukraine avait été repoussé vendredi par Volodymyr Zelensky, qui avait promis des « alternatives » à Washington. Son homologue russe Vladimir Poutine avait lui jugé que le texte américain pouvait « servir de base à un règlement définitif » du conflit, pressant Kiev à négocier.
Dans un message publié dimanche sur Truth Social, Donald Trump a accusé les dirigeants ukrainiens de ne montrer « aucune gratitude » . Il fustige également les Européens « qui continuent d’acheter du pétrole à la Russie » et attaque Joe Biden, qu’il accuse d’inaction au début de l’invasion. « J’ai hérité d’une guerre qui n’aurait jamais dû arriver », écrit-il, défendant sa stratégie comme un « cadre pour des négociations ». Le président ukrainien en lui faisant part de sa « reconnaissance ».
Après ce sortie, le président américain et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont convenu dimanche lors d'un appel téléphonique qu'il était important de travailler « tous ensemble en ce moment critique pour le futur de l'Ukraine », a indiqué Downing Street.
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À Johannesburg, lors du sommet du G20, le chancelier allemand Friedrich Merz se montre prudent. « Je ne suis pas encore convaincu que les solutions souhaitées par le président Trump seront trouvées dans les prochains jours », a-t-il prévenu, doutant de la possibilité de finaliser un accord d’ici jeudi, la date butoir fixée par Washington. « Nous en sommes encore loin compte tenu des divergences actuelles », a-t-il insisté.
Le dirigeant allemand dit avoir formulé une proposition visant à « trouver au moins un premier point d’accord », aujourd’hui en discussion à Genève. Il juge toutefois impossible une réintégration rapide de la Russie au sein du G8 : « Pour l’instant, je ne vois aucune volonté de réadmettre la Russie dans ce cercle ».
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Une réunion sur l'Ukraine des dirigeants des pays de l'UE est prévue lundi, en marge d'un sommet avec des dirigeants africains en Angola. Emmanuel Macron a annoncé une réunion mardi en visioconférence des pays soutenant l'Ukraine. Selon lui, sans « éléments de dissuasion, les Russes reviendront ». Le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui déclaré qu'il s'entretiendrait lundi avec son homologue russe, affirmant depuis le G20 : « nous ferons tout notre possible pour ouvrir la voie à la paix ».
(Avec AFP)
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