Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, tient une conférence de presse dans le contexte du conflit américano-israélien avec l'Iran, au Pentagone, le 2 mars 2026.
/FW1FP/Stephen Coates - REUTERS - Elizabeth Frantz
Affaire Hegseth : Tentative d'investissement dans le secteur militaire avant l'offensive, soupçons de fuites à Washington
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, se retrouve au centre d'une controverse financière après des révélations sur une tentative d'investissement massif dans le secteur de l'armement juste avant des frappes en Iran. Ce dossier, mêlant soupçons de délit d'initié et démentis formels, interroge la porosité entre haute fonction publique et marchés financiers.
Les informations à retenir
L'affaire repose-t-elle sur des faits matériels ?
Un courtier de Morgan Stanley a sollicité BlackRock en février 2026 pour un investissement de plusieurs millions de dollars.
La cible était le fonds Defense Industrials Active ETF, spécialisé dans les entreprises de défense.
L'opération a échoué car le produit financier n'était pas encore accessible aux clients de la banque.
Le Financial Times vient de révéler qu'un intermédiaire agissant pour le compte du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a tenté de placer des capitaux dans le secteur industriel militaire. Cette démarche a eu lieu peu de temps avant l'offensive américano-israélienne contre Téhéran, faisant peser des soupçons de délit d’initié.
Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a qualifié ces allégations d'« entièrement fausses et fabriquées ». Il exige une rétraction immédiate de la part du quotidien britannique. Le secrétaire à la Défense nie tout contact avec BlackRock par l'intermédiaire de ses représentants.
La tentative portait sur le Defense Industrials Active ETF de BlackRock. Ce fonds, lancé en mai 2025, regroupe les principales valeurs industrielles militaires. L'investissement n'a pas abouti pour des raisons de conformité technique chez Morgan Stanley.
Surveillance renforcée sur les marchés de prédiction
Cette affaire s'inscrit dans une surveillance accrue des transactions financières précédant les décisions de Donald Trump. Plusieurs mouvements de capitaux bien synchronisés ont été observés avant des annonces politiques majeures. Les experts s'interrogent sur d'éventuelles fuites d'informations privilégiées au sommet de l'État.
BlackRock a refusé de commenter ces informations. Morgan Stanley n'a pas non plus répondu aux sollicitations de Reuters. L'incertitude demeure sur le degré d’information dont disposait le courtier pour agir au nom de Pete Hegseth.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.