« Sur la base de cette entente, je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a précisé Donald Trump au sujet de ce futur accord.
Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos « le cadre d’un futur accord » sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires.
L’annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l’île arctique, territoire autonome danois. Le Dow Jones a progressé de 1,21 % et l’indice Nasdaq a pris 1,18 % mercredi, après avoir chuté la veille.
Encore « beaucoup de travail »
Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l’a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d’en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine. De son côté, le chef de l’Otan Mark Rutte, avec qui Donald Trump dit avoir négocié le projet d’accord, a lui déclaré à l’AFP qu’il restait « beaucoup de travail » avant de le finaliser.
Sans livrer aucun détail, le président américain a assuré à des journalistes qu’il n’était « pas question d’argent » dans les négociations. Au cours d’une « réunion très productive que j’ai eue avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, nous avons conçu le cadre d’un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique », a écrit le dirigeant républicain sur son réseau Truth Social, depuis la station de ski suisse où il participe au Forum économique mondial.
Pas de droits de douane supplémentaires
« Sur la base de cette entente, je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l’envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.
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En outre, le dirigeant américain a assuré à des journalistes que le projet d’accord donnait aux Etats-Unis « tout ce (qu’ils) voulaient » et « pour toujours ». Interrogé pour savoir si cela impliquait une possession du Groenland, il a hésité puis esquivé : « Euh... C’est un accord de long terme. C’est l’accord de long terme par excellence ».
Mark Rutte a assuré lui sur Fox New que le sujet de la souveraineté du territoire autonome danois n’avait pas été abordé dans leurs discussions.
Le milliardaire de 79 ans avait déjà nettement calmé le jeu quelques heures auparavant en excluant pour la première fois d’utiliser « la force » pour mettre la main sur le Groenland. « Je n’utiliserai pas la force », a-t-il déclaré lors d’un discours.