Nucléaire : l’Iran ne voit « aucune raison » de reprendre les négociations avec les Européens
latribune.fr

Téhéran dément toute visée militaire et revendique son droit au nucléaire civil.
/FW1F/Matthew Lewis - REUTERS - Lisi Niesner
latribune.fr

Téhéran dément toute visée militaire et revendique son droit au nucléaire civil.
/FW1F/Matthew Lewis - REUTERS - Lisi Niesner
C’est un nouveau coup d’arrêt pour la voie diplomatique. L’Iran estime que les conditions ne sont pas réunies pour revenir à la table avec les trois capitales européennes, jugées responsables de l’impasse actuelle.
« Que peuvent-ils faire et quel résultat positif de telles négociations pourraient-elles avoir ? Nous ne voyons vraiment aucune raison de négocier avec eux », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abat Araghchi, à la télévision d’État.
Il a reproché aux Européens d’avoir manqué à leurs engagements passés : « Nous avons déjà mené des négociations et étions parvenus à un accord, mais les États-Unis s’en sont retirés et les trois pays européens n’ont pas respecté leurs engagements. »
Paris, Londres et Berlin sont à l’origine du rétablissement, le 28 septembre, de sanctions internationales de l’ONU liées au programme nucléaire iranien — levées il y a dix ans — après l’échec des récents pourparlers avec Téhéran.
Dans un communiqué commun publié vendredi, les trois pays se sont dits « déterminés à relancer des négociations avec l’Iran » pour parvenir à un accord « garantissant que l’Iran n’acquerra jamais l’arme nucléaire ».
Conclu en 2015 entre l’Iran et le P5+1 (France, Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis, Russie, Chine), l’accord prévoyait un strict encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions.
En 2018, les États-Unis s’en sont retirés et ont rétabli leurs propres sanctions, alors que l’AIEA jugeait l’Iran conforme à ses obligations. Téhéran reproche aux Européens de n’avoir pu empêcher le retour de ces mesures américaines et s’est progressivement affranchi de plusieurs engagements, notamment sur l’enrichissement d’uranium.
À lire également
Pour les capitales occidentales et Israël, l’Iran cherche à se doter de la bombe. Téhéran dément toute visée militaire et revendique son droit au nucléaire civil. La relance d’un canal de discussion apparaît incertaine : l’Iran réclame des garanties concrètes sur la levée des sanctions, quand les Européens conditionnent tout assouplissement à des garanties techniques et vérifiables sur le programme iranien.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

(Avec AFP)
latribune.fr
« Les ports sont les nœuds du corridor IMEC » dit Hervé Martel
Égalité des chances : le festival UNIQUES veut transformer les intentions en opportunités
Mort de David Hockney : piscines, iPad, musées… le marché de l’art se prépare à la ruée sur ses œuvres
Budget 2027 : comment le député socialiste Philippe Brun veut encadrer la loi spéciale