La chronique de François Clemenceau. L’Iran et la bombe : retour à la case départ
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La chronique de François Clemenceau
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Les photos satellites publiées vendredi matin par le Washington Post parlent d’elles-mêmes. À un kilomètre et demi au sud du site nucléaire de Natanz bombardé par les B2 américains le 22 juin dernier, un chantier a repris sur la montagne de Pickaxe. Deux entrées de tunnels sont en voie de renforcement et les experts consultés estiment qu’elles conduisent à des salles souterraines situées entre 80 et 110 mètres de profondeur. Déjà, à l’époque du début des travaux en 2020, le patron de l’AIEA avait demandé aux Iraniens ce qu’ils planifiaient sur ce site. Une usine de centrifugeuses, lui avaient-ils répondu après s’être plaint d’un sabotage.
Les autorités iraniennes avaient-elles l’intention de laisser les inspecteurs de l’AIEA, sur place aujourd’hui dans le pays, d’y accéder ? En juillet dernier, sous médiation égyptienne, à l’issue de la fameuse « guerre des douze jours » qui avait permis aux forces israéliennes et américaines de cibler la plupart des sites nucléaires iraniens, les négociateurs de Téhéran avaient accepté le principe d’un retour de l’AIEA pour évaluer les dégâts causés par les bombardements.
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Mais à condition que les sanctions internationales ne soient pas redéclenchées par le biais du fameux « snap-back », cette disposition prévue dans l’Accord de Vienne en cas de violation de ses clauses par l’Iran. « La beauté de ce snap-back, une invention française », confie une source européenne au cœur du dossier, c’est qu’il est automatique. »