Japon : Sanae Takaichi en passe de devenir la première femme Premier ministre
latribune.fr
L'investiture de Sanae Takaichi interviendrait quelques jours avant la visite de Donald Trump, attendu au Japon avant le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC).
/FW1FP/Billy Mallard - via REUTERS - YUICHI YAMAZAKI
À la tête du Parti libéral-démocrate, Sanae Takaichi devrait être investie lundi grâce à une coalition conclue avec le Parti de l’innovation du Japon.
Une première historique pour l’archipel, plongé depuis plusieurs semaines dans une crise politique. Le Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir au Japon, et le Parti de l’innovation (JIP) devraient officialiser lundi un accord de coalition, ouvrant la voie à la nomination de Sanae Takaichi au poste de Première ministre, selon l’agence Kyodo News. Celle qui a pris la tête du PLD le 4 octobre succéderait à Shigeru Ishiba, démissionnaire depuis le 7 septembre, après plusieurs revers politiques et tensions internes.
Si sa nomination est confirmée, Sanae Takaichi deviendra la première femme à diriger le gouvernement japonais, près de 80 ans après la création du PLD. Un symbole fort dans un pays où la représentation féminine au Parlement reste parmi les plus faibles du monde développé.
Depuis son arrivée à la tête du PLD, la responsable politique s’efforce de reconstruire une majorité stable. Le retrait du parti centriste Komeito, après 26 ans d’alliance, a aggravé la crise politique et contraint le PLD à nouer des discussions avec le JIP pour préserver son influence avant le vote parlementaire prévu mardi. « Les deux formations devraient signer un accord de coalition après des discussions lundi », rapporte le Yomiuri Shimbun.
Une coalition sur fond de concessions fiscales
Dans le cadre de l’accord, le PLD s’est engagé à examiner plusieurs propositions clés du JIP, notamment celle de ramener à zéro le taux de la taxe à la consommation sur les denrées alimentaires, actuellement fixé à 10 %. Les deux partis ont également convenu de réduire le nombre de sièges au Parlement, une condition qualifiée de « non négociable » par le chef du JIP, Hirofumi Yoshimura.
Selon la chaîne TV Asahi, le JIP ne devrait pas obtenir de poste ministériel, mais Sanae Takaichi envisagerait de nommer un conseiller spécial issu de ses rangs. « Les contours de la future équipe gouvernementale restent encore flous », souligne le Yeomanrys Shimbun.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
L’investiture de interviendrait quelques jours avant la visite de Donald Trump, attendu au Japon avant le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC). Cette coïncidence diplomatique met en lumière le retour du Japon sur le devant de la scène internationale, alors que Tokyo cherche à concilier stabilité politique et réformes économiques.