Japon : le Premier ministre démissionne sous la pression de son parti
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Malgré une remontée récente dans les sondages, Shigeru Ishiba faisait l'objet de critiques internes persistantes.
KYODO
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Malgré une remontée récente dans les sondages, Shigeru Ishiba faisait l'objet de critiques internes persistantes.
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À Tokyo comme ailleurs, les temps sont aux démissions annoncées. Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a décidé de quitter ses fonctions alors que les membres de son parti appelaient à un changement de direction après les mauvais résultats aux élections de la chambre haute cet été.
Cette décision intervient moins d'un an après que le dirigeant de 68 ans a pris la tête du Parti libéral-démocrate (PLD), formation historiquement dominante, devenant de facto le chef du gouvernement. Depuis son arrivée, le PLD a subi deux lourds revers lors de scrutins dans les deux chambres du parlement.
La chaîne publique NHK a indiqué que le chef du gouvernement voulait éviter les divisions au sein de son parti. Le quotidien Asahi Shimbun estime de son côté qu'il ne pouvait plus résister aux appels croissants à sa démission.
Samedi soir, Shigeru Ishiba s'est entretenu avec le ministre de l'Agriculture Shinjiro Koizumi et l'ancien Premier ministre Yoshihide Suga, deux poids lourds du parti, qui l'ont exhorté à quitter ses fonctions. Quelques jours plus tôt, quatre hauts responsables du PLD, dont le secrétaire général Hiroshi Moriyama, avaient proposé de démissionner collectivement.
Cette démission intervient dans un contexte paradoxal puisque Shigeru Ishiba était en pleine remontée dans les sondages notamment après l'accord commercial avec les Etats-Unis. La cote de popularité de son gouvernement a connu un rebond surprise fin août atteignant 39% d'opinions favorables, soit une hausse record de 17 points par rapport à juillet, selon un sondage publié par le quotidien Yomiuri. D'après cette enquête, les Japonais étaient plus nombreux (50%) à vouloir que le Premier ministre reste en fonction qu'à demander sa démission (42%).
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Et selon une enquête réalisée pour le quotidien Mainichi, 33% des Japonais le soutiennent, soit une hausse de quatre points, et la première fois qu'il dépasse les 30% depuis février. Le quotidien Yomiuri attribue cette remontée notamment à l'accord commercial conclu fin juillet avec les États-Unis - deux jours après les élections au Japon - qui a réduit les droits de douane américains de 25% à 15%. Et le quotidien cite également les efforts du gouvernement pour freiner la récente flambée des prix du riz, qui alimente l'inflation au Japon.
(Avec AFP)
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