« Loi du plus fort », « force brute »… Emmanuel Macron rend les coups à Donald Trump à Davos

Emmanuel Macron lors du Forum économique mondial de Davos, mardi 20 janvier 2026.
REUTERS - Denis Balibouse

Emmanuel Macron lors du Forum économique mondial de Davos, mardi 20 janvier 2026.
REUTERS - Denis Balibouse
Emmanuel Macron hausse le ton face à Donald Trump à Davos. Le président français a décrit ce mardi 20 janvier « un monde sans loi, un monde où la loi n’est plus celle que nous connaissions, et devient celle du plus fort », lors de son discours au Forum économique mondial, qui sonnait comme une réponse à la diplomatie du président américain.
Trump martèle sa volonté de s’emparer du Groenland au prix de menaces de taxes douanières accrues contre les États européens qui s’y opposent, voire par la force. Il veut aussi créer un « Conseil de paix » à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU, avec un ticket d’entrée pour un siège permanent à milliard de dollars.
Paris a été le premier grand pays à dire clairement « non » à cette invitation américaine à un « Conseil de paix ». Donald Trump a réagi en moquant son homologue français, dont « personne ne veut car il va bientôt terminer son mandat », et en agitant le spectre de droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français.
« La concurrence devient de plus en plus ardue, notamment avec les États-Unis qui demandent des concessions de plus en plus importantes et cherchent à affaiblir l’Europe, ainsi qu’une accumulation de droits de douane qui sont inacceptables surtout quand ils sont utilisés comme levier pour obtenir une souveraineté », a répondu Emmanuel Macron ce mardi à Davos.
Le chef de l’État a appelé à « ne pas accepter passivement la loi du plus fort, parce que cela mène à une politique du plus fort et une approche néocolonialiste n’est pas la réponse ». Il appelle également à « condamner les actes brutaux et l’Europe doit défendre le multilatéralisme qui sert nos intérêts et tous ceux qui refusent de se soumettre à la force brute ».
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Emmanuel Macron a par ailleurs rappelé que « la France et l’Europe sont attachées à leur indépendance, aux Nations unies ». Le président souhaite enfin refaire du G7, que la France préside cette année, un « forum pour un dialogue franc » et pour des « solutions collectives et coopératives ». « Nous préférons l’état de droit à la brutalité », a-t-il conclu.
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Aucune réunion du G7 prévue jeudi
Emmanuel Macron a déclaré ce mardi qu’aucune « réunion » du G7 n’était prévue jeudi à Paris, un rendez-vous qu’il avait initialement proposé à Donald Trump dans un message rendu public par ce dernier pour tenter d’aplanir les contentieux transatlantiques. « Il n’y a pas de réunion prévue. Il y a une disponibilité de la présidence française à en faire une », a-t-il dit lors d’un échange avec un journaliste de l’AFP en marge du Forum économique mondial.
Le président français doit en principe repartir de Davos dès ce mardi soir, sans croiser Donald Trump qui arrive seulement le lendemain. « Je n’avais pas prévu de rester demain », a fait savoir le chef de l’État devant les journalistes. « Il était prévu aujourd’hui que j’arrive ce matin et que je reparte ce soir. J’avais une intervention là, je vois des investisseurs pour défendre les intérêts de la France et les convaincre de venir. Je n’ai pas changé mon agenda », a-t-il indiqué.
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