Le cauchemar Trump n'en finit plus pour les producteurs de vins français. Une nouvelle fois, le secteur se retrouve visé par le président américain, qui a menacé lundi de leur imposer des droits de douane de 200%. Une menace qu'il avait déjà proférée en mars 2025, vis-à-vis de l'ensemble des vins et spiritueux européens, avant de se voir appliquer une taxe de 15 % acceptée le 27 juillet par l'Union européenne comme un moindre mal.
Donald Trump franchit cette fois une limite de plus. Alors que jusqu'à présent le chantage américain ne s'inscrivait que dans un contexte de guerre économique, cette fois il le met explicitement en lien avec un choix de politique étrangère de Paris : le refus du président de la République de rejoindre le « Conseil de la paix » qu'il souhaite mettre en place dans la bande de Gaza. L'entourage d'Emmanuel Macron a en effet indiqué lundi que la France « n'entend pas donner suite favorable » à ce stade à l'invitation reçue par les États-Unis pour rejoindre ce projet encore flou.
Le président français a dénoncé ce mardi à Davos « la loi du plus fort », « l'accumulation de droits de douane, surtout quand ils sont utilisés comme levier pour obtenir une souveraineté » et une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l'Europe ». Devant la presse, le chef de l'État a appelé à « rester calme ». « D'abord on défend nos intérêts, comme on l'a fait pour les producteuirs de cognac » lorsqu'ils avaient été menacés de taxes douanières par la Chine, a-t-il martelé. « On fera valoir nos droits, il ne faut pas se laisser impressionner. »