À cause de la guerre contre l'Iran, Donald Trump stoppe l'envoi d'armes à Taïwan
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Mercredi, Donald Trump a assuré qu'il parlerait au dirigeant taïwanais Lai Ching-te au sujet notamment des ventes d'armes.
Reuters/Nathan Howard
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Mercredi, Donald Trump a assuré qu'il parlerait au dirigeant taïwanais Lai Ching-te au sujet notamment des ventes d'armes.
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Taïwan, victime collatérale de la guerre entre les États-Unis et l'Iran ? C'est ce qui semble se profiler puisque, jeudi, un responsable du Pentagone a indiqué que les ventes d'armes américaines à Taïwan étaient suspendues en raison des besoins en munitions liés à la guerre au Moyen-Orient.
Hung Cao, ministre délégué par intérim à la Marine, a été interrogé lors d'une audition parlementaire sur une acquisition, actuellement bloquée, de 14 milliards de dollars à destination de l'île que la Chine considère comme son territoire.
Il a assuré que ces dernières étaient « suffisantes », ajoutant : « Nous voulons simplement nous assurer que nous avons tout ce qu'il nous faut, puis les ventes militaires à l'étranger reprendront lorsque l'administration le jugera nécessaire. »
La porte-parole de la présidence taïwanaise, Karen Kuo, a déclaré vendredi pour sa part qu'il n'y avait « aucune information indiquant que les États-Unis aient l'intention d'apporter des ajustements à cette vente d'armes ».
Pour rappel, Washington a approuvé fin 2025 la deuxième vente d'armes à Taïwan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour une valeur de 11,1 milliards de dollars. Mais le président réserve sa réponse concernant la suite des livraisons souhaitées par Taipei. Après sa visite à Pékin la semaine dernière, Donald Trump avait déclaré que leur poursuite « dépendait de la Chine » et constituait « un très bon atout de négociation ».
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Et cela pourrait sérieusement menacer l'île. Et pour cause, la Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force.
Pour éviter une invasion de Pékin, Washington a adopté, en 1979, le Taiwan Relations Act qui l'oblige à fournir des armes défensives à Taïwan. Ce, à condition que l'île ne déclare pas l'indépendance.
Mercredi, Donald Trump a assuré qu'il parlerait au dirigeant taïwanais Lai Ching-te au sujet notamment des ventes d'armes, une conversation qui romprait avec quatre décennies de protocole diplomatique et que Pékin a dénoncée par avance. La « position d'opposition résolue de Pékin aux ventes d'armes américaines à la région chinoise de Taïwan est constante, claire et ferme », a déclaré vendredi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse. Reste à voir jusqu'où Pékin est prêt à aller pour prendre le contrôle de l'île.
(Avec AFP)
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