Si les sondages montrent un rejet du Brexit au sein de la population, la popularité de Nigel Farage et de son parti Reform, l’opposition des conservateurs et des divisions parmi les travaillistes montrent que la question est encore loin d’être tranchée.Dix ans après, le Royaume-Uni est-il en passe de tourner la page du Brexit ? Les négociateurs de Bruxelles et de Londres ont commencé à échanger ce mois-ci sur un nouvel accord vétérinaire visant à éliminer la bureaucratie post-Brexit et à faciliter le travail des exportateurs des deux côtés de la Manche.
L’an passé, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a conclu un accord économique avec les dirigeants de l’Union européenne visant à stimuler le commerce, là encore en réduisant la bureaucratie sur les exportations alimentaires et végétales. La réintégration du Royaume-Uni au marché intérieur de l’électricité de l’UE est également en cours de négociation. Un projet de loi visant à rapprocher le Royaume-Uni des règles de l’Union pour faciliter le rapprochement dans différents domaines doit quant à lui être présenté au Parlement d’ici à cet été. Enfin, la réintégration du Royaume-Uni au programme Erasmus+ dès 2027 a été décidée en décembre.
60 % des Britanniques regrettent le Brexit
Plusieurs récents sondages d’opinion montrent qu’environ 60 % des Britanniques souhaiteraient que leur pays soit encore dans l’UE, un cinglant désaveu pour le Brexit alors que la date d’anniversaire des dix ans du vote approche. Selon un autre sondage, 72 % des interrogés considèrent que leur pays est moins souverain qu’avant le Brexit, et les deux tiers considèrent que celui-ci a nui à l’économie. La plupart des études estiment que le PIB britannique est actuellement de 4 à 6 % moins élevé que s’il n’y avait pas eu le Brexit. En novembre 2025, l’Office for Budget Responsibility, une branche du Trésor britannique, a de son côté estimé que le Brexit coûtait au gouvernement 90 milliards de livres sterling par an en recettes perdues.