Maud Bregeon à l’Énergie, un atout technique à l’approche de la présidentielle ?
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s’empare également du portefeuille de l’Énergie.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s’empare également du portefeuille de l’Énergie.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
Double casquette pour Maud Bregeon. L’actuelle porte-parole du gouvernement auprès du Premier ministre, Sébastien Lecornu, devient également ministre déléguée chargée de l’Énergie. Un domaine qu’elle connaît bien : l’ancienne députée des Hauts-de-Seine est spécialiste des questions nucléaires et a travaillé plus de sept ans chez EDF.
Le maintien de Maud Bregeon à son poste de porte-parole n’est pas anodin. À l’approche de la présidentielle, elle pourrait devenir une voix clé sur les questions énergétiques. « Elle aura les arguments techniques pour répondre à des figures comme Jordan Bardella, Jean-Philippe Tanguy ou Maxime Amblard », glisse un acteur du secteur, alors que les élus du Rassemblement national s’illustrent régulièrement par la circulation de fake news dans le domaine de l’énergie, notamment au détriment de l’éolien et du solaire. « Maud Bregeon pourra leur répondre de façon étayée sur des sujets techniques, là où Roland Lescure s'appuie sur des éléments de langage », estime-t-on.
Outre sa formation et son expérience chez EDF, Maud Bregeon a été rapporteure du volet énergie du projet de loi sur le pouvoir d’achat en 2022. Elle était également rapporteure du projet de loi sur l’accélération du nucléaire en 2023, tandis que son conjoint, Pierre Cazeneuve, était rapporteur sur le projet de loi jumeau consacré à l’accélération des renouvelables.
Dans le secteur de l’énergie, cette nomination est globalement saluée. Beaucoup se félicitent du retour d’un portefeuille de plein exercice à l’énergie. « Cela n’était plus arrivé depuis décembre 2024 avec Olga Givernet », rappelle un professionnel. Par la suite, Marc Ferracci avait repris ce portefeuille, mais en conservant celui de l’Industrie. Surtout, depuis octobre, aucun ministre délégué n’avait été nommé : les sujets énergétiques étaient pilotés directement depuis Bercy par Roland Lescure, épaulé par un seul conseiller spécialisé. Une situation jugée insuffisante par de nombreux acteurs.