« Orientation sans GPS, bivouac en autonomie » : comment Eramet forme ses géologues aux zones à risques
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Camp de base lors d'une mission d'Eramet
Antoine Prudhomme / Eramet
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Camp de base lors d'une mission d'Eramet
Antoine Prudhomme / Eramet
Lorsqu’en 1760 Horace Bénédicte de Saussure débarque dans la vallée de Chamonix pour étudier la flore alpine, il ne sait pas encore que ce voyage sera le premier d’une longue série. L’éminent botaniste se révélera passionné de roches, de minéraux et de plissure terrestre. Au cours des décennies suivantes, ses expéditions toujours plus lointaines et dangereuses à travers les Alpes, feront de lui à la fois le père de l’alpinisme et l’un des plus influents géologues modernes.
L’image d’Épinal de l’explorateur scientifique du siècle des Lumières pourrait sembler désuète, alors que les radars, GPS et autres technologies contemporaines ont simplifié les recherches. Pourtant, les compagnies minières continuent d’envoyer géologues et ingénieurs volontaires dans des milieux extrêmes. Les jungles, les hautes montagnes ou les déserts sont ainsi des lieux fréquentés pour des missions de reconnaissances.
Le docteur Bruno Sicard est médecin conseiller du groupe Eramet, mais également chercheur et titulaire d’un doctorat sur la physiologie en environnement extrême : « Mon métier, c´est de protéger ces hommes et ces femmes. Mais 99% de nos salariés n’ont pas besoin de faire cette formation, n’étant pas amenés à travailler dans ces milieux », nuance l’ancien militaire. L’entreprise française aux plus de 10 000 collaborateurs voit son activité répartie sur les cinq continents, « avec aussi bien des endroits au niveau de la mer, que certains à 4 000 mètres d’altitude. Il peut aussi bien faire très chaud que très froid ». Dans ces conditions, difficile de travailler sans être formé à ces environnements compliqués. Le Dr Sicard veille ainsi à l’adéquation des programmes de formations avec les activités des salariés. « Chaque mois, je passe à peu près 15 jours en mission à travers le monde entier pour évaluer nos centres de formation. » Certains de ces centres sont militaires, tandis que d’autres sont gérés par des organismes civils.