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Energie et Industrie

Crise des gants et des produits médicaux jetables : les premiers effets secondaires du choc pétrolier

latribune.fr

Publié le 16 avril 2026 à 12:40

Au cœur du problème : la désorganisation des flux mondiaux de produits pétroliers et pétrochimiques.

Au cœur du problème : la désorganisation des flux mondiaux de produits pétroliers et pétrochimiques.

CLH/ - REUTERS - CHRIS HELGREN

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Confronté à la fermeture du détroit d’Ormuz et à la flambée des tensions au Moyen-Orient, le Japon puise dans ses réserves et mobilise ses partenaires asiatiques pour tenter d’enrayer des pénuries de produits médicaux essentiels issus du pétrole.

La guerre au Moyen-Orient continue de provoquer des ondes de choc bien au-delà de la région, jusqu’aux systèmes de santé asiatiques. Confronté à une pénurie croissante de matériels médicaux dérivés du pétrole, le Japon a annoncé une double réponse d’urgence : le déblocage de ses réserves stratégiques de gants médicaux et le lancement d’un vaste plan de coopération régionale pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement.

Jeudi, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a confirmé la mise à disposition de stocks publics pour soulager les établissements hospitaliers en tension. « À partir du mois de mai, le gouvernement mettra à disposition 50 millions de gants médicaux provenant de nos réserves destinées à la pandémie pour les établissements de santé confrontés à des pénuries », a-t-elle déclaré lors d’une réunion consacrée à la situation au Moyen-Orient.

Stocks stratégiques

Selon les médias locaux, cette opération d’urgence mobilise une fraction des stocks stratégiques du pays, qui comptent environ 500 millions de gants médicaux. Elle intervient alors que les médecins japonais alertent depuis plusieurs semaines sur les difficultés d’approvisionnement en matériel de base, indispensable aux actes chirurgicaux comme aux soins quotidiens.

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Au cœur du problème : la désorganisation des flux mondiaux de produits pétroliers et pétrochimiques. La fermeture effective et prolongée du détroit d’Ormuz, passage clé pour une part majeure des exportations d’hydrocarbures, a profondément perturbé les marchés. Le Japon, fortement dépendant des importations d’énergie et de dérivés pétroliers, subit de plein fouet ces tensions, notamment sur le naphta, matière première essentielle à la production de plastiques, fibres et caoutchoucs utilisés dans le secteur médical.

Dans les hôpitaux, les conséquences sont déjà tangibles : raréfaction des gants stériles, tensions sur certains équipements utilisés pour les patients sous dialyse, ainsi que sur les conteneurs de fluides usagés. Ces pénuries, qui font aujourd'hui craindre une dégradation progressive de la qualité des soins, illustrent la dépendance structurelle de nombreux systèmes de santé aux chaînes industrielles issues de la pétrochimie.

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Illustration de la newsletter Industrie et service

« Power Asia »

Face à cette vulnérabilité, Tokyo cherche aussi à agir en amont. Mercredi, le gouvernement a dévoilé une initiative de soutien massif aux économies d’Asie du Sud-Est, baptisée « Power Asia ». L’objectif : renforcer la résilience énergétique et sécuriser les flux de matières premières stratégiques dans la région.

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Dans ce cadre, le Japon prévoit de mobiliser l’équivalent de 1.600 milliards de yens, soit environ 8,5 milliards d’euros, pour soutenir les infrastructures énergétiques et faciliter l’accès au pétrole brut et aux produits pétroliers. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre plus large de la Communauté asiatique pour zéro émission (AZEC) élargie.

Lors de ce sommet en ligne avec plusieurs pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), la Première ministre a souligné l’interdépendance des chaînes industrielles régionales. Elle a également insisté sur la dimension stratégique de cette coopération : « Aux côtés des nations d’Asie, nous œuvrerons à la mise en place d’un cadre résilient pour l’énergie, les minerais critiques et les chaînes d’approvisionnement, afin que toute l’Asie puisse devenir plus forte et plus prospère ».

(avec AFP)

latribune.fr

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