Explosion sur le site d’Elkem : un mort à déplorer, l’enquête se poursuit
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Le site Elkem Silicones de Saint-Fons a été le théâtre d’une explosion et d’un violent incendie ce lundi 22 décembre, qui a déjà coûté la vie à une personne, et blessé trois autres salariés.
L’explosion survenue ce lundi 22 décembre aux alentours de 14 h 30 avait blessé quatre salariés d’Elkem, entreprise de la chimie spécialisée dans la production de silicones. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident qui a entraîné un incendie.
Un immense panache de fumée visible depuis les grandes artères de l’agglomération lyonnaise. C’est ce qui a interpellé les Lyonnais le 22 décembre dernier, aux alentours de Saint-Fons, commune qui abrite une partie de la vallée de la chimie.
En cause : une explosion intervenue dans un laboratoire pilote du site d’Elkem Silicones, filiale du groupe norvégien Elkem, majoritairement détenue par la société d’État chinoise China National Bluestar, spécialisé dans la fabrication de matériaux silicones intégrés.
Accident qui a entraîné un incendie, maîtrisé en fin d’après-midi selon la préfecture, par la centaine de sapeurs-pompiers et la trentaine d’engins mobilisés.
Un homme de 47 ans succombe à ses blessures
Quatre membres de l’équipe, trois hommes et une femme, ont été grièvement brûlés dans l’incident, confirmait le parquet. Une enquête pour « blessures involontaires par personne morale suivies d’incapacité supérieure à trois mois » avait alors été lancée. Celle-ci pourrait néanmoins être requalifiée, l’un des membres de l’équipe, un homme de 47 ans, ayant succombé à ses blessures, ce mardi 23 décembre.
Par mesure de sécurité, les salariés ont été confinés plusieurs heures, de même que les habitants des communes à proximité, conformément au plan Orsec. Les voies d’accès à proximité - A7, ligne ferroviaire et transport fluvial - ont également été fermées.
L’incendie maîtrisé, les équipes spécialisées en risque NRBC (nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques) ont pu accéder aux lieux, révèle le Progrès. Les relevés réalisés démontrant, selon le préfet du Rhône Antoine Guérin, qu'« il n’y avait pas de toxicité », le confinement a été levé au bout de quelques heures.
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