Guerre en Iran : une vingtaine de pays prêts à agir pour rouvrir le détroit d’Ormuz
latribune.fr
Des pétroliers naviguent dans le golfe Persique, près du détroit d'Ormuz, vus depuis le nord de Ras al-Khaimah, près de la frontière avec le gouvernorat omanais de Musandam, aux Émirats arabes unis, le 11 mars 2026, dans le contexte du conflit israélo-...
Stringer/REUTERS
Une vingtaine de pays prêts à agir pour rouvrir le détroit d’Ormuz
Plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni et le Japon, se disent prêts à participer aux efforts pour rétablir la circulation dans le détroit d'Ormuz alors que le trafic maritime s’est effondré et que les tensions énergétiques s’accentuent.
Une vingtaine de pays - dont les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon - se sont dits samedi « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d'Ormuz, bloqué de facto par l'Iran depuis le début de la guerre.
Dans un communiqué commun, ces pays, principalement européens, ont également condamné les récentes attaques iraniennes ayant visé des navires et des infrastuctures pétrolières et de gaz, demandant un « moratoire immédiat et gobal sur les attaques d'infrastructures civiles ».
L'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Lettonie, la Slovénie, l'Estonie, la Norvège, la Suède, la Finlande, la République tchèque, la Roumanie, la Lituanie, la Corée du sud, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et Bahreïn sont les autres pays signataires du communiqué.
Chute du trafic de 95%
Selon la société d'analyse Kpler, du 1er au 19 mars, les transporteurs de marchandises n'ont effectué que 116 traversées du détroit d'Ormuz, soit une baisse de 95% par rapport aux temps de paix. Parmi ces traversées, 71 ont été réalisées par des pétroliers, dont plus de la moitié étaient chargés, d'après les données de Kpler. La plupart de ces navires ont navigué vers l'est.
La plupart des navires traversant le détroit sont des navires iraniens ou battent pavillon iranien, a déclaré Bridget Diakun, analyste chez Lloyd's List Intelligence. Ces derniers jours, les navires grecs ont représenté 18% des traversées et les navires chinois 10%, a-t-elle précisé jeudi.
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Des voies alternatives mais insuffisantes
Le blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transitaient avant la guerre au Moyen-Orient 20% de la consommation mondiale de pétrole, pousse les Etats de la région à trouver des voies alternatives pour exporter leur brut et les pays consommateurs, d'autres sources d'approvisionnement.
« L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU) peuvent rediriger une partie de leur production de pétrole brut vers des terminaux hors du Golfe », indique l'Agence internationale de l'énergie (AIE). « Ces mesures permettent de compenser les pertes de flux de pétrole brut transitant par le détroit d'Ormuz », indique son rapport mensuel, publié après le début de la guerre.
On est toutefois loin des volumes habituels: ces routes alternatives « apportent une aide, mais demeurent insuffisantes », souligne la société d'analyse Kpler.