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Energie et Industrie

Face au tribunal de commerce, les papeteries de Condat à quitte ou double

Photo de Maxime Giraudeau

Maxime Giraudeau

Publié le 22 octobre 2025 à 15:55

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Le nouveau dirigeant des papeteries de Condat, Dominique Bernard, est spécialisé en procédure de retournement d'entreprises.

Le nouveau dirigeant des papeteries de Condat, Dominique Bernard, est spécialisé en procédure de retournement d'entreprises.

MG / La Tribune

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Direction et salariés se sont retrouvés au tribunal pour acter le redressement judiciaire des papeteries de Condat, un poids lourd menacé en Dordogne. La qualité de son outil industriel et de ses savoir-faire nourrissent l'espoir d'une reprise, sans annuler le risque de liquidation.

Une audience d'ouverture de redressement judiciaire, pour lui, c'est une formalité. Dominique Bernard, 69 ans, nouveau président des papeteries de Condat est arrivé au tribunal de commerce de Bordeaux ce mercredi en début d'après-midi. Son CV a de quoi stupéfier : le gérant compte une petite trentaine de procédures collectives à son actif. Mais le nouveau dirigeant est en réalité un manager de transition missionné pour remettre hors d'eau le vaisseau industriel délaissé.

Dans les couloirs de la juridiction, Dominique Bernard salue les salariés et représentants syndicaux conviés à l'audience avant d'entrer dans le prétoire. C'est lui qui est à l'origine de la demande de placement en redressement judiciaire de l'usine.

« La procédure permet de geler le passif et de faciliter une reprise. Le repreneur se positionnera sur des actifs, il ne reprendra pas les dettes de la société. Sa seule obsession sera de valoriser les actifs, déterminer le nombre de contrats de travail repris et proposer un plan d'affaires au tribunal », justifie Dominique Bernard, après 45 minutes d'audience.

A LIRE AUSSI

Les papeteries de Condat à vendre : l’ultime sursis d'une usine emblématique et modernisée

La dette s'enfonce

L'usine centenaire de Condat, qui fabrique du papier glassine, destiné au secteur des étiquettes, et, il y a peu de temps encore, du papier couché pour livres, ne tourne quasiment plus. L'actionnaire espagnol, le groupe Lecta, ne semble plus vouloir mettre à profit l'outil industriel et ses 220 salariés malgré d'importants travaux de modernisation.

À lire également

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  • Papeterie de Condat : l'arrêt de la production vient percuter la stratégie de réindustrialisation

La dette globale du site est ainsi estimée à près de 200 millions d'euros, celle du groupe Lecta à un demi-milliard. Outre les banques, Lecta doit encore 7 millions d'euros à la Région Nouvelle-Aquitaine en vertu d'un prêt qui n'a pas été intégralement remboursé.

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Maxime Giraudeau

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