LA TRIBUNE - La fédération d'associations environnementales (Sepanso) a déposé un recours devant le Conseil d’État puis un autre devant le tribunal administratif pour contester le caractère d'intérêt national majeur de votre raffinerie de cobalt et de nickel ainsi que son lieu d’implantation. Elle affirme que la parcelle est strictement inconstructible. Cela remet-il en cause votre projet ?
SYLVIE DUBOIS-DECOOL, directrice générale de EMME - Nous n’avons pas été destinataires de ces recours. Celui mené devant le Conseil d’Etat porte sur le décret qualifiant notre projet « d’intérêt national majeur » et non sur la question de son implantation. Quant au recours devant le tribunal administratif, il est dirigé contre le Schéma de cohérence territoriale bioclimatique [adopté en décembre 2025, NDLR] justement parce qu’il envisage expressément la réalisation du projet. Plus largement, nous avons bien sûr regardé cette question des règles d’implantation du projet et nous considérons que celles-ci permettent la réalisation du projet sur la parcelle retenue.
L’enquête publique sur le projet a émis un avis favorable tout en reconnaissant que 85 % des 1 800 contributions s’avèrent défavorables au projet. Comment accueillez-vous cette décision ?