Batteries : cette usine de métaux critiques qui fait débat au nord de Bordeaux

Pierre Cheminade
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Esquisse graphique de la future usine EMME, le long de la Garonne, à Parempuyre, au nord de Bordeaux.
EMME

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Esquisse graphique de la future usine EMME, le long de la Garonne, à Parempuyre, au nord de Bordeaux.
EMME
[Article mis à jour le 28/03/25 à 15h50 avec ajout citation de la Sepanso]
« Le projet a déjà beaucoup évolué et il continuera à le faire », jure Antonin Beurrier, le président de l'entreprise EMME (Electro mobility materials Europe), au moment de lancer une troisième phase de concertation, la première sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), sur son projet d'implanter en Gironde une unité de transformation de nickel et de cobalt. L'investissement dépasse les 500 millions d'euros et fait miroiter la création de 200 emplois directs à partir de 2028, date prévue de sa mise en service.
Concrètement, il s'agit de convertir ces métaux critiques de l'état métallique à l'état chimique pour alimenter le marché européen des batteries NMC (nickel, manganèse, cobalt) qui équipent environ deux tiers des véhicules électriques. Un maillon de la chaîne de la mobilité électrique actuellement archi-dominé par la Chine et la Corée-du-Sud.
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Relocaliser cette activité en Europe revêt donc un caractère stratégique mais sans l'exonérer des appréhensions liées à l'implantation de toute activité industrielle. D'autant plus que la future usine EMME sera classée Seveso seuil haut et logée à Parempuyre, à 15 km au nord de Bordeaux, le long de la Garonne, dans un territoire qui combine espaces naturels et croissance démographique. « Pourquoi implanter une telle activité en zone hautement inondable avec des risques majeurs de pollution de la Garonne ? », interrogent les associations de riverains (Alerte Seveso Bordeaux Métropole), de défense de l'environnement (Sepanso) et les élus écologistes au conseil régional.
Pierre Cheminade