Gaz : une hausse de 7,4% au 1er juillet pour 6 millions de ménages
latribune.fr
A partir du 1er juillet, le prix repère du gaz fixé par la CRE bondit de 7,4%, à 164,21 €/MWh TTC, ce qui renchérit légèrement la facture de millions de ménages français, surtout en offres indexées.
TP/cvi - REUTERS - THOMAS PETER
À partir du 1er juillet, le prix repère du gaz fixé par la CRE grimpera de 7,4%, à 164,21 €/MWh TTC, ce qui alourdira en moyenne de 2,7 euros TTC la facture des foyers dont le contrat est indexé sur ce prix.
À compter du 1er juillet 2026, le prix repère de vente du gaz naturel publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) augmentera de 7,4% TTC, passant de 152,86 à 164,21 euros par MWh toutes taxes comprises, après une baisse de 4,8% intervenue au 1er juin. Cette hausse, liée à la fois aux marchés de gros et aux tarifs de réseau, interviendra alors que ce prix repère reste la principale boussole utilisée par les fournisseurs pour construire leurs offres depuis la fin des tarifs réglementés.
Le prix repère de vente de gaz (PRVG) atteindra 164,21 €/MWh TTC en juillet, contre 152,86 €/MWh TTC en juin, soit environ 18% de plus qu’en avril, où il s’établissait encore à 139,12 €/MWh. Cet indicateur, calculé chaque mois par la CRE, ne constitue pas un tarif imposé mais sert de référence pour comparer les offres des fournisseurs, qu’il s’agisse d’un usage cuisson, eau chaude sanitaire ou chauffage. Pour un foyer type, la régulation estime que la hausse du PRVG en juillet se traduira par un surcoût moyen de 2,7 euros TTC sur la facture du mois par rapport à juin.
De combien la facture va-t-elle augmenter ?
Environ 6 millions de ménages, soit près de 60% des abonnés résidentiels au gaz, ont souscrit une offre indexée sur le prix repère : ce sont eux qui subiront de plein fouet la hausse de 7,4% du PRVG, avec un impact estimé à 2,7 euros TTC en moyenne sur leur facture mensuelle. La facture globale de ces foyers reste toutefois façonnée par plusieurs composantes, notamment l’abonnement, le prix de la consommation et différentes taxes, ce qui atténue la traduction directe de la hausse du MWh en pourcentage sur le total à payer. Les ménages qui ont opté pour une offre à prix fixe, environ 40% des consommateurs résidentiels, verront quant à eux leur facture augmenter d’environ 1,5% en moyenne du fait d’une autre évolution tarifaire qui touche tous les contrats.
La remontée du prix repère en juillet intervient après une baisse de 4,8% au 1er juin, liée au recul temporaire des prix de gros en avril, mais le conflit persistant au Moyen-Orient continue de tendre les marchés du gaz et du pétrole et renchérit les coûts d’approvisionnement des fournisseurs. La CRE évoque aussi une hausse des coûts liés à l’activité de fourniture elle-même, notamment ceux associés aux certificats d’économies d’énergie (CEE), un dispositif qui finance des travaux de sobriété énergétique et dont une partie des charges est répercutée sur les factures des clients.
En parallèle, le tarif d’acheminement du gaz sur les réseaux de distribution, qui rémunère l’entretien et l’exploitation des canalisations, augmentera de 5,87% en moyenne au 1er juillet dans le cadre de la nouvelle grille ATRD7 et de la péréquation nationale entre GRDF et les entreprises locales de distribution. Selon les estimations présentées au printemps, cette seule évolution des coûts de réseau se traduira par une hausse d’environ 1,5% de la facture TTC de l’ensemble des consommateurs, qu’ils soient ou non indexés sur le prix repère.
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Offres indexées ou prix fixe ?
La hausse de la part acheminement s’appliquera automatiquement à tous les contrats de gaz au 1er juillet, quelle que soit l’offre choisie ou le fournisseur, tandis que la hausse du prix repère ne concernera directement que les offres indexées. Les ménages peuvent vérifier, sur leurs factures ou dans leur espace client, si leur contrat mentionne explicitement une indexation sur le PRVG ou un prix fixe, avant d’éventuellement comparer les offres concurrentes en tenant compte à la fois du niveau de prix actuel et de la durée de blocage proposée.
À court terme, l’effet chiffré de la hausse de juillet reste limité à quelques euros par mois, mais il s’ajoute à une série d’augmentations fiscales et tarifaires qui, depuis 2023, ont déjà renchéri la facture annuelle d’un foyer chauffé au gaz d’environ 220 euros pour une consommation de 13 MWh. Dans un contexte de volatilité des cours de l’énergie et de remontée progressive des taxes, les ménages les plus exposés au gaz pour le chauffage ou l’eau chaude ont intérêt à combiner vigilance contractuelle et gestes de sobriété ciblant les usages les plus énergivores de leur logement.