Rio Tinto et Glencore : un projet de fusion à 200 milliards de dollars pour dominer le marché du cuivre
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Le groupe deviendrait le premier minier mondial devant l’australien BHP.
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Le groupe deviendrait le premier minier mondial devant l’australien BHP.
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Un an après une tentative avortée, Rio Tinto et Glencore ont repris langue pour sceller une union par échange d’actions. Ce projet de fusion doit aboutir à la création d’un groupe dont la capitalisation boursière franchirait le seuil des 200 milliards de dollars. Si l’opération se concrétise, ce nouveau mastodonte détrônerait l’australien BHP de sa place de numéro un mondial du secteur minier.
L’appétit des deux groupes est porté par une dynamique de prix sans précédent. Sur le London Metal Exchange (LME), le cuivre a franchi cette semaine la barre des 13 300 dollars la tonne. C’est que le « métal rouge » est devenu un composant central de la transition énergétique. Chaque segment de la décarbonation, des parcs éoliens aux réseaux de distribution électrique, repose sur ses propriétés conductrices.
Le rapprochement entre le géant anglo-australien Rio Tinto et le trader suisse Glencore répond à une logique de complémentarité. Glencore apporte un réseau logistique mondial et une expertise de négoce unique, tandis que Rio Tinto fournit une capacité d’extraction massive. Ensemble, ils entendent contrôler un levier de pouvoir géopolitique majeur sur les matières premières critiques.
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