La filière de l’éolien flottant offshore est dans les starting-blocks. A l'occasion des Rencontres internationales du secteur à Montpellier, les Régions Occitanie, Bretagne, Pays de la Loire et Sud ont réaffirmé leur engagement et plaident pour une implication plus forte de l’État.« Il ne faut plus perdre de temps, nous avons besoin d’un Etat accompagnateur qui tienne ses engagements sur l’éolien en mer, qui ait une vision stratégique de long terme et qui accélère », plaide Didier Codorniou, vice-président délégué à la Méditerranée à la Région Occitanie, lors de la 15ᵉ édition des Rencontres internationales de l’éolien offshore flottant qui se sont tenues à Montpellier fin mars.
Les tergiversations qui ont marqué la vie politique française ont maintenu la filière de l’éolien en mer dans un flou inconfortable depuis trop longtemps, selon les acteurs du secteur. En 2022, depuis Saint-Nazaire, le président de la République Emmanuel Macron avait pourtant évoqué l’ambition d’organiser à la chaîne des appels d’offres massifs encadrés par l’État, afin de viser « environ 40 gigawatts (GW) en service pour 2050 », soit une cinquantaine de champs offshore… Une perspective qui ne s’est pas traduite dans les appels d’offres, sortis à un rythme assez lent, ni dans les procédures, toujours plus longues que prévu.
La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), feuille de route de la France pour le déploiement du nucléaire et des énergies renouvelables, a fait les frais des gouvernements successifs. Finalement dévoilée le 12 février dernier, elle a envoyé des signaux positifs : une « accélération » avec une cible de 15 gigawatts (GW) de puissance cumulée installée en 2035, une trajectoire ajustée pour atteindre 18 GW en 2037, et plus de 33 000 emplois prévus dans l’éolien en mer d’ici 2030.