Nucléaire : la France aura-t-elle vraiment besoin de six nouveaux EPR 2 ?
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EDF doit remettre, d’ici à la fin de l’année, son devis pour la construction de six EPR 2.
AFP
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EDF doit remettre, d’ici à la fin de l’année, son devis pour la construction de six EPR 2.
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Alors que tous les yeux sont rivés sur la nécessité de ralentir le déploiement des énergies renouvelables et particulièrement des capacités solaires au regard d’une consommation électrique atone, l’éventualité de revoir à la baisse les futures capacités nucléaires fait également son chemin. « À moyen et long terme, la poursuite d’une tendance d’électrification modérée conduirait à remettre en question également des projets éoliens en mer et les nouveaux réacteurs nucléaires », écrit ainsi le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) dans la mise à jour de son bilan prévisionnel, publié ce mardi 9 décembre.
« L’optimum économique à moyen terme pour le système électrique, si la consommation n’augmente pas ou peu, consiste à limiter les investissements dans des installations très capitalistiques et à privilégier la prolongation de la durée de vie de celles qui existent, ou à investir dans les filières les plus compétitives à court terme. Le nouveau nucléaire ou l’éolien en mer flottant n’en font pas partie », peut-on lire dans les dernières pages du document, alors qu’EDF s’apprête à rendre son devis pour la construction de six réacteurs de type EPR 2. Contacté par la rédaction, le groupe, entièrement détenu par l'Etat, ne fait pas de commentaire.