Pour EDF, le programme national consistant à construire six nouveaux EPR 2 constitue la priorité absolue. Bernard Fontana l’avait martelé lors de son grand oral devant les parlementaires en avril 2025, quelques semaines avant de prendre officiellement les rênes de la maison, après que Luc Rémont a été remercié. Mais ce recentrage ne signifie pas pour autant que l'électricien abandonne l’idée de vendre des centrales atomiques à l’international. « EDF vise à sécuriser de fortes synergies industrielles entre tout projet d'exportation et le programme nucléaire français, afin de générer de la valeur pour le groupe EDF et l'industrie nucléaire française », explique le groupe dans un mail adressé à La Tribune.
Un an après son échec face au sud-coréen KHNP en République tchèque, l'entreprise tricolore nourrit notamment des espoirs aux Pays-Bas. « EDF est pleinement engagé dans le programme nucléaire néerlandais qui représente une forte priorité pour le groupe », indique un porte-parole, soulignant « la proximité géographique, institutionnelle et économique entre la France et les Pays-Bas ». Le chemin pour y parvenir reste toutefois tortueux.