Forte d'une importante automatisation, Broussaud Textiles ne cesse de séduire de nouveaux clients, et va atteindre les deux millions de paires de chaussettes fabriquées en 2026. La PME familiale va surtout accélérer dans les prochains mois grâce à un partenariat industriel avec Le Slip français.Des bruits de machines attirent l'attention à l'étage, dans ce bâtiment installé sur la commune des Cars (Haute-Vienne), non loin de Limoges. Quelques marches plus haut, ce sont des dizaines de machines, 130 précisément, qui se suivent, installées dans des rangées parfaitement alignées. Avec des bobines de fils de toutes les couleurs installées à leur extrémité haute, plusieurs fils s'entremêlent avant d'entrer au cœur de la machine et de disparaître sous les yeux des badauds. « Nos machines sortent en moyenne une chaussette toutes les trois minutes et trente secondes. Et nous tournons en format 3/8, du lundi au samedi. Chaque machine peut donc fabriquer entre 25 000 et 30 000 paires par an », présente fièrement Aymeric Broussaud, le président de la maison Broussaud Textiles.
Une fois tricotée, la chaussette ressort par un tube et tombe dans un bac, avant qu'un opérateur s'assure de la bonne réalisation des coutures. Grâce à cette organisation, et surtout cette automatisation, l'entreprise familiale fondée en 1938 sort de son usine pas moins de 1,5 million de paires de chaussettes chaque année.
« Dans l'industrie du textile, si vous voulez être compétitif, surtout en France, il faut automatiser. Il n'y a pas d'alternative, sinon nous serons tous morts à terme », tranche Alexandra Broussaud, directrice générale de la structure. À proximité immédiate, la PME a même fait le choix d'automatiser son stockage des bobines de fils grâce à des armoires automatisées qui se présentent sous la forme de grandes et hautes caisses métalliques. « Nous sommes capables de stocker ici 17 tonnes de matières premières et cela permet à nos opérateurs d'avoir tout à proximité immédiate des machines de production. Avant, ils pouvaient faire jusqu'à 10 kilomètres par jour à pied rien que pour s'approvisionner en matières premières », précise Aymeric Broussaud, qui représente la troisième génération à la tête de la société.