Sous les projecteurs ces derniers mois pour des projets industriels dédiés aux matières premières critiques, Lacq va accueillir une future usine d'envergure dédiée au recyclage des textiles.C'est encore une bonne nouvelle industrielle pour ce territoire des Pyrénées-Atlantiques. La commune de Lacq a été sélectionnée pour accueillir une usine d'importance dédiée au recyclage du textile par voie chimique. Après les implantations (en cours) de LCM et de Caremag sur le recyclage des terres rares, matière première critique dans l'industrie, la commune va désormais accueillir une implantation industrielle de la société Reju.
Créée et détenue par Technip Energies, cette entreprise est spécialisée dans le recyclage des textiles post-consommation. Chaque année, environ 121 millions de tonnes de textiles sont générées, alors que seul 1 % est recyclé en nouveaux vêtements, d'après des chiffres fournis par l'entreprise, tandis que la majorité est incinérée. Avec l'explosion de la « fast fashion », Reju compte recycler le polyester, matière première principal des vêtements pour le transformer en polyester recyclé à nouveau utilisable pour la confection de textiles.
« L’usine utilisera la technologie propriétaire de dépolymérisation de Reju pour transformer des textiles post-consommation issus des flux nationaux de déchets en rBHET, une matière première régénérée. Celle-ci sera ensuite repolymérisée pour produire du Reju PET, un nouveau polyester fabriqué à partir de déchets textiles », précise l'entreprise dans un communiqué.
Deuxième projet du genre en France
Bien que Reju ne précise pas le montant de son investissement, ce n'est pas la première fois que la France accueille une opération industrielle de ce genre. À l'occasion du dernier sommet Choose France dédié aux investisseurs étrangers, l'Élysée a annoncé l'implantation à venir en Moselle d'une usine de recyclage chimique des textiles complexes. Porté par l'entreprise américaine Circ, ce projet à 450 millions d'euros doit permettre de récupérer le coton et le polyester en recyclant 70 000 tonnes de textile chaque année.