Pourquoi la nationalisation d’ArcelorMittal pourrait condamner ses usines françaises
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La nationalisation d'ArcelorMittal pourrait être fatale à ses usines françaises.
SM - REUTERS - Stephane Mahe
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La nationalisation d'ArcelorMittal pourrait être fatale à ses usines françaises.
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« Cette nuit, une page d’histoire à l’Assemblée nationale ». Voilà la réaction du chef de file insoumis Jean-Luc Mélenchon, sur le réseau social X, après le vote de l’Assemblée nationale en faveur d’une nationalisation de l’aciériste ArcelorMittal, dans la nuit de jeudi à vendredi. Portée par la députée Aurélie Trouvé, ancienne présidente de la commission des affaires économiques de la chambre basse, la loi prévoit le rachat de l’entreprise industrielle à « la valeur réelle moyenne des actions de la société entre le 1 er octobre 2024 et le 30 septembre 2025 ».
De sources syndicales, il est ainsi question d’une facture minimale d’environ 3 milliards d’euros. Depuis plusieurs mois, la députée de Seine-Saint-Denis estime que la France « peut faire de l’acier sans Mittal ». En interne, ce vote de l’Assemblée Nationale a créé un vent de panique dans les rangs des salariés, bien que cette proposition de loi doit encore être adoptée par le Sénat, où la majorité est à droite. Les téléphones des délégués du personnel ont chauffé et plusieurs syndicats refusent un tel scénario estimant que cela signerait l’arrêt de mort des usines françaises du groupe.