Farine d'insectes : Innovafeed lève 51 millions d'euros mais supprime 60 postes
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L'usine de Nesle d'Innovafeed.
Innovafeed
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L'usine de Nesle d'Innovafeed.
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Cela peut sembler une bonne nouvelle par les temps qui courent pour les deeptech industrielles tricolores. Après une dernière levée de fonds en 2022, le spécialiste français de l'élevage d'insectes Innovafeed vient d'annoncer une nouvelle levée de fonds de 51 millions d'euros, grâce au soutien de ses actionnaires historiques. Une annonce qui peut surprendre dans le contexte actuel de ce secteur tout particulièrement.
« À l'échelle mondiale, les investissements cumulés dans le secteur s'élèvent à environ 2 milliards de dollars, dont au moins 36 % ont été dirigés vers des entreprises aujourd'hui en cessation d'activité ou en restructuration. En France, Ÿnsect est en liquidation judiciaire. Agronutris est en grande difficulté. Innovafeed affichait 5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024, pour 35 millions de pertes », pointe du doigt l'Observatoire national de l’élevage d’insectes dans un tout récent rapport, mettant aussi en lumière les subventions publiques françaises qui ont soutenu cette filière.
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Pour séduire, cette jeune industrie avance plusieurs arguments, au-delà d'être un acteur de « l'industrie verte ». Tout d'abord, après avoir abandonné l'idée de l'alimentation humaine, ce secteur se tourne de plus en plus vers la petfood, l'alimentation pour chiens et chats, qui s'avère être un marché très rentable. Par ailleurs, la filière se présente comme un défenseur de la planète avec ses farines d'insectes pour alimenter les élevages industriels de poissons, en présentant un impact carbone bien moindre que les farines à base de soja (produit sur lequel l'Europe est dépendante des importations).
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