Pour l'instant, les ventes de ces produits "premium" se fondent essentiellement sur la promesse d'une meilleure qualité nutritive et d'un moindre impact sur l'environnement.
InnovaFeed
La startup française, qui produit des farines et des huiles pour l'alimentation animale ainsi que des engrais naturels issus de l'élevage de mouches, compte utiliser cette somme pour finaliser la construction de deux usines, l'une en France, l'autre aux Etats-Unis. La massification de la production est en effet devenue un enjeu clé pour ce secteur de la FoodTech française qui, pionnier au niveau mondial, a jusqu'à présent été particulièrement soutenu par les investisseurs.
« Dans un contexte mondial de ralentissement des investissements dans la FoodTech, il s'agit d'une levée de fonds particulièrement remarquable », souligne Matthieu Vincent, cofondateur du cabinet de conseil français DigitalFoodLab, dédié au suivi des startups qui innovent dans le secteur alimentaire. Et pour cause, Innovafeed, société de biotechnologie créée en France en 2016 et spécialisée dans l'élevage d'insectes destinés à l'alimentation animale et végétale, a annoncé ce mardi une levée de fonds de 250 millions d'euros.
Ces fonds doivent servir à compléter la phase d'industrialisation d'Innovafeed, en terminant notamment la construction de deux usines, en France et aux Etats-Unis. La première, située à Nesle (Hauts-de-France), est déjà en activité mais doit être étendue afin d'atteindre l'objectif de produire quelque 100.000 tonnes par an de farine destinée à l'aquaculture, d'huiles pour les porcs et les volailles et d'engrais issus de l'élevage de mouches soldat noir (Hermetia Illucens). C'est quinze fois la production du site pilote ouvert par la startup à Gouzeaucourt (Somme) en 2017.
La deuxième usine, dont la construction doit encore commencer, sera située à Decatur (Illinois), siège de la multinationale américaine de l'agro-industrie Archer-Daniels-Midland Company (ADM) et plus gros site de transformation du maïs au monde. Innovafeed espère sortir, à partir de 2025, 400.000 tonnes de produits par an.
La massification de la production est devenue en effet un enjeu clé pour l'industrie française de production d'insectes destinés à l'alimentation animale et végétale. Pionnière au niveau mondial, elle a jusqu'à présent été particulièrement soutenue par les investisseurs, analyse Matthieu Vincent.
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