Dans une nouvelle étude économique consacrée à la France, dévoilée ce mardi 30 juin, l’OCDE en accorde une partie à l’industrie tricolore et les politiques publiques pour la soutenir. L’institution appelle notamment à diminuer la facture du Crédit d’impôt recherche pour réduire l’effet d’aubaine.Les industriels français doivent-ils revoir la structure de leur département R&D ? Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs plans sociaux au sein d’industriels tricolores touchant principalement leurs ingénieurs (Michelin, Renault, Bosch, etc.). La faute a des coupes dans les dépenses en R&D ces derniers mois, comme le révélait récemment une étude dévoilée par La Tribune, mais aussi un coût du travail trop important sur les hauts salaires dans l’industrie, comme le soulignait le rapport Lluansi de 2024, et une ingénierie beaucoup plus agile dans les pays asiatiques tels que la Chine et l’Inde.
C’est dans ce contexte que l’OCDE, dans le cadre d’une nouvelle étude économique consacrée à la France, appelle l’Hexagone à davantage soutenir l’innovation industrielle, ou du moins à revoir sa copie en la matière. Tout d’abord, l’instance appelle à la mise en place d’un nouveau dispositif permettant une insertion bien plus forte des doctorants dans les entreprises privées et leur département R&D.
« Le nombre de titulaires de doctorat a diminué sur la dernière décennie en France tandis qu’il a augmenté chez les principaux innovateurs. Ils représentent seulement 1 % des 25-64 ans, contre 1,1 % en moyenne dans l’Union européenne et près de 2,1 % aux États-Unis, 1,9 % en Allemagne et 1,7 % au Royaume-Uni. Par ailleurs, leur présence dans le secteur privé reste limitée, avec 11 % de titulaires de doctorat contre près de 57 % d’ingénieurs, lesquels ne sont généralement pas titulaires d’un doctorat en France », écrit l’OCDE dans son rapport dévoilé ce mardi 30 juin.