Dans l’Aude, Port-la-Nouvelle est le troisième port de commerce méditerranéen de France, avec un tonnage annuel d’environ 2 millions de tonnes de produits pétroliers, vracs liquides, céréales, vracs secs, marchandises diverses et colis exceptionnels. Il vise les 6 millions de tonnes en 2030, et 12 millions de tonnes entre 2040 et 2060. Une croissance portée en grande partie par les nouveaux produits verts (notamment éolien en mer et hydrogène) qui devraient peser la moitié du trafic.
Les capacités électriques du port, aujourd’hui limitées à 82 mégawatts (MW), seront rapidement insuffisantes. Lors de la réunion de « l’équipe de France de l’électrification », le 26 mai dernier, Emmanuel Macron a promis des délais de raccordement au réseau électrique plus rapides afin d’attirer les investissements industriels. Il a notamment cité les besoins des grands ports français, mais aussi des zones industrielles de taille intermédiaire, dont Port-la-Nouvelle. Le 7 mai dernier, la commission de régulation de l’énergie (CRE) avait d’ailleurs autorisé RTE à renforcer le réseau de transport d’électricité du port audois pour monter 310 MW. Soit près de quatre fois ses capacités actuelles.