Décarbonation du ciment : industriels et filiales de Bouygues et Saint-Gobain se fédèrent
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La plus grande cimenterie de France se situe à Saint-Pierre-la-Cour en Mayenne. (Photo d’illustration).
Lafarge
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La plus grande cimenterie de France se situe à Saint-Pierre-la-Cour en Mayenne. (Photo d’illustration).
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C’était il y a cinq ans déjà : en mai 2021, les producteurs français de ciment s’engageaient, auprès du gouvernement Castex, à baisser de 24 % leurs émissions de CO2 à horizon 2030 et de 80 % d’ici à 2050 pour atteindre la neutralité carbone. Et pour cause : le ciment représente près de 8 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète.
Le principal responsable n’est autre que le clinker, qui pèse à lui seul 95 % du CO2 du ciment. Le clinker est un mélange de calcaire et/ou d’argile, de matières minérales naturelles et d’adjuvants chimiques, passé au four jusqu’à 1 450 °C. C’est une fois refroidi, puis finement broyé, qu’est produite la poudre appelée ciment. Ajoutez-y du sable et du gravier et vous obtiendrez du béton.
Tant et si bien que les cimentiers, soucieux de tenir leurs engagements environnementaux, se démènent pour trouver des solutions pour réduire la place du clinker. Bouygues Construction, le producteur de solutions minérales CB Green, le cimentier irlandais Ecocem France et Point P, le distributeur de Saint-Gobain, viennent ainsi de lancer une alliance baptisée « Action Béton & Ciment Durables » (ABCD).
Objectif affiché : « accélérer la décarbonation de la construction en accélérant la décarbonation du clinker, du ciment et du béton », explique Thierry Legrand, directeur général d’Ecocem France et, à ce titre, président d’ABCD.