Tabac : la France à la traîne dans la transition vers le "sans combustion"
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Massimo Andolina, président de PMI en Europe
Philip Morris International
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Massimo Andolina, président de PMI en Europe
Philip Morris International
Les industriels du tabac n'en finissent pas de faire fumer leurs équipes de recherche et développement pour faire évoluer leur modèle d'affaires. Du tout cigarette il y a quinze ans, il a entamé une transition progressive vers des produits où il n'est plus question de griller du tabac. Vape, tabac à chauffer, nicotine en sachet (pouche) ou à sucer-chiquer (snus). Des produits qui permettent à l'industrie de ne plus être seulement dépendante de la cigarette mais, concernant les deux derniers, ne sont pas autorisés à la vente en France.
Pourtant, les professionnels l'assurent la main sur le cœur, ils souhaitent tous voir disparaître la cigarette à long terme, se comparant à l'industrie automobile devant passer du tout pétrole à des solutions alternatives…
Reste que ces « innovations » ont du mal à pénétrer le marché français où la contrebande, avec des paquets vendus entre 5 et 7 euros dans la rue ou des épiceries peu scrupuleuses contre 11 à 13,50 euros dans le circuit légal des buralistes, demeure plus hermétique que d'autres marchés aux solutions « sans combustion ».
Chez Philip Morris International (PMI) Europe, 50 % des revenus proviennent déjà des produits sans combustion... Ce qui est loin d'être le cas en France, où le chiffre d'affaires de la cigarette s'établit pour l'ensemble des acteurs à environ 20 milliards d'euros sur le marché légal contre 1,5 milliard d'euro pour la vape.