Ces risques pour l'industrie française en 2026
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'obligation d'un contenu local dans les produits européens sera le principal enjeu industriel de 2026.
Christoph Steitz - Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'obligation d'un contenu local dans les produits européens sera le principal enjeu industriel de 2026.
Christoph Steitz - Reuters
Cela en devient un serpent de mer. « Il ne se passe pas une semaine sans que nous n’ayons une difficulté d’approvisionnement sur une matière première. C’est usant… » lâche ce dirigeant d’une PME à la fois dans l’aéronautique, la défense et le nucléaire. « On parle des terres rares, mais c’est sur de nombreuses matières et éléments industriels qu’il y a des tensions d’approvisionnement. Pour l’instant, nous arrivons à nous fournir mais nous sentons bien que les Chinois et d’autres serrent les boulons », s’inquiète aussi ce dirigeant de la filière drone. Ces deux témoignages sont loin d’être isolés.
La grande majorité des ETI et grands groupes français se sont dotés d’une équipe consacrée à l’approvisionnement en matières premières, en plus des directions achats habituelles. Preuve de la tension persistante et croissante sur ces sujets ces dernières semaines, le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, vient de s’entourer d’une « task force » propre à cette problématique.
L'année 2026 sera donc une année clé pour l’industrie tricolore à ce propos, en plus de négocier la fin de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh). Selon le Haut-Commissariat au Plan, pas moins de 29 % des entreprises françaises de l’industrie manufacturière ont connu des difficultés d’approvisionnement, au troisième trimestre 2025. Or, il est légitime de penser que ce chiffre est sous-estimé car certains industriels ne souhaitent pas faire connaître qu’ils rencontrent de telles difficultés vis-à-vis de leurs concurrents.