Fin avril, 475 des 550 salariés de Polytechnyl étaient restés sur le carreau après la reprise des marques, brevets et de quelques actifs industriels par le fonds américain Lone Star, par ailleurs acquéreur de plusieurs usines Domo Chemical (sa maison mère) dans le monde.
Une opération qui a provoqué un séisme social localement mais aussi de fortes inquiétudes industrielles, en particulier dans la vallée de la chimie lyonnaise - héritage de Rhône-Poulenc -, au sein de laquelle les sites de production sont fortement et historiquement interconnectés.
Créée il y a plus de 75 ans, Polytechnyl a évolué au sein de Rhodia puis de Solvay, et enfin, depuis 2019, du belge Domo Chemicals, groupe de 2.000 salariés aujourd’hui en difficulté. Avant son démantèlement, Polytechnyl était positionnée sur les résines de nylon, les plastiques techniques renforcés, les fibres polyamides et les intermédiaires chimiques entrant dans la fabrication des polyamides. Des productions dont elle était, pour un certain nombre d’entre elles, la dernière actrice en France.
Fédérée par le syndicat CFE-CGC, une équipe d’une quinzaine de « mentors » s’est constituée en réaction ces dernières semaines, afin de porter une voie alternative. Il s’agit principalement des cadres et ex-dirigeants de la chimie, principalement de Solvay. Ils portent un projet de redémarrage des deux usines de Polytechnyl.