Après la reprise des marques, brevets et de seulement 72 des 550 salariés de Polytechnyl par le fonds américain Lone Star, d’autres pistes sont explorées pour donner un autre avenir à l’industriel lyonnais. Des discussions sont en cours avec un industriel chinois. Une équipe d’ingénieurs et de cadres de la chimie française envisagent aussi un plan B.Et si tout n’était pas perdu pour Polytechnyl, cette filiale (ex-Solvay) du belge Domo Chemical qui employait 545 salariés sur ses deux usines de la Vallée de la Chimie à Lyon (Rhône) et de Valence (Drôme)?
Le 27 avril dernier, le Tribunal des Activités Économiques de Lyon avait attribué pour 10,1 millions d’euros les brevets et marques (en particulier la plus connue, Technyl) du fabricant de sel de nylon, polymères polyamides et plastiques techniques au fonds d’investissement américain Lone Star, par ailleurs acquéreur d’autres usines Domo Chemical en Europe, aux Etats-Unis, en Inde, en Chine, en Corée du Sud, etc.. Lone Star, unique candidat à s’être maintenu devant le TAE, a repris une partie des activités R&D et commerciales mais pas les outils industriels ni les bâtiments. Dans cette opération, 475 salariés de Polytechnyl restent sur le carreau.
Néanmoins, une lueur d’espoir persiste pour eux. Deux pistes seraient actuellement sur la table pour relancer l’activité.
Un projet chinois et un projet local
La première viendrait de la Chine, avec l’industriel Shenma (1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires), positionné sur des activités similaires. Celui-ci avait proposé trois millions d’euros pour le site de Valence, mais n’avait pu apporter les garanties financières exigées, faute d’avoir obtenu dans les temps l’aval du gouvernement chinois, nécessaire pour ce type d’opération.
Selon les représentants syndicaux convoqués à Bercy la semaine dernière, le cabinet de Sébastien Martin (ministre délégué en charge de l’industrie), leur aurait indiqué que des discussions seraient toujours en cours avec cet acteur chinois. Malgré l’attribution à Lone Star d’une partie des actifs, celui-ci serait toujours intéressé par cet investissement et pourrait aussi tenter une approche sur le site de Belle-Etoile à Saint-Fons (Rhône).