• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Trump-Xi : une rencontre historique et une dynamique commerciale transformée »

latribune.fr

Publié le 30 octobre 2025 à 06:20

Sébastien Boussois

Sébastien Boussois

Jan Brouckaert

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Dans un monde en tension, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping pourrait redéfinir l’équilibre global. Alors que Washington et Pékin s’affrontent sur le commerce, la technologie et Taïwan, Trump, fidèle à sa diplomatie du rapport de force, semble jouer une partition calculée. Derrière les provocations, il vise un objectif clair : transformer la rivalité sino-américaine en opportunité stratégique.

Par Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques (*)

Dans notre monde fracturé par les guerres, les changements de leadership et les rivalités de puissance, les tensions entre la Chine et les Etats-Unis pourraient conduire si elles venaient à s’aggraver sur le pire : il est quasi certain que la stabilité mondiale ne se construira pas sans un accord durable entre les États-Unis et la Chine. Ce jeudi 30 octobre, la rencontre prévue entre Donald Trump et Xi Jinping en Corée du Sud pourrait marquer un tournant décisif dans un contexte mondial tendu. Depuis plusieurs mois, les tensions entre Washington et Pékin ont atteint un niveau inédit : guerre commerciale relancée, bras de fer diplomatiques autour de Taïwan, et bataille d’influence technologique autour de l’IA. Et pourtant, derrière les postures et les menaces, et alors que l’Europe s’isole un peu plus en défiant Pékin sans en avoir les moyens, le Président américain semble jouer une partition bien plus calculée qu’il n’y paraît. En ligne de mire: les terres rares dont regorge la Chine.

Le grand bluff de Trump face à la Chine

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump pratique la diplomatie comme il a toujours mené ses affaires : par la tension, la provocation et la négociation permanente. Beaucoup y voient du chaos ; d’autres y discernent plutôt une méthode. Le « grand bluff » trumpiste consiste à pousser ses adversaires jusqu’à la rupture, pour ensuite leur offrir la sortie qu’ils espéraient sans l’avouer. L’Europe, tétanisée par les sanctions américaines et par sa propre impuissance, en fait aujourd’hui les frais et se marginalise de jour en jour sur la scène politique et économique mondiale. Entre Bruxelles et Washington, la confiance est fragile, et Ursula von der Leyen, arc-boutée sur une ligne dure vis-à-vis de Pékin, accentue les tensions sans obtenir de résultats tangibles. Pendant que l’UE se dirige droit dans le mur, Trump, lui, avance à contre-courant en direction de la Chine, seconde puissance mondiale. Derrière les invectives contre Pékin, il a compris que le pays reste un partenaire incontournable, autant qu’un rival. Son objectif n’est pas de le contenir, mais de le contraindre à négocier sur un terrain qu’il maîtrise : celui du rapport de force économique. En d’autres termes, il joue ce que l’Europe n’a jamais su jouer : la géopolitique du deal. 

Le retour du pivot asiatique

Depuis Barack Obama, la stratégie américaine s’est déplacée vers l’Asie. Ce que l’on appelle le « pivot » est devenu la matrice de la politique étrangère des États-Unis. L’Asie du Sud-Est concentre désormais l’essentiel des enjeux du XXIe siècle : routes maritimes, contrôle des semi-conducteurs, accès aux terres rares, et domination dans l’intelligence artificielle. Trump a compris que la suprématie américaine ne se joue plus dans les sables du Moyen-Orient, mais dans les eaux de la mer de Chine méridionale. En multipliant les visites, en réactivant des alliances avec Séoul, Tokyo et Manille, il a replacé Washington au cœur du jeu asiatique. Son style brut et transactionnel, souvent moqué et méprisé, a paradoxalement redonné aux États-Unis une présence stratégique que ses prédécesseurs avaient diluée dans des coalitions fragiles et des alliances précaires. Face à une Chine qui avance ses pions de manière implacable — de la mer Jaune à la frontière birmane —, Trump parie sur la confrontation contrôlée. Son idée : faire comprendre à Pékin que l’Amérique ne cédera rien sur sa présence militaire, tout en laissant la porte ouverte à des accords commerciaux mutuellement avantageux : le business est le nerf de la guerre mais aussi de la paix !

Vers un nouvel équilibre Washington-Pékin ?

L’enjeu de la rencontre du 30 octobre en Corée du Sud dépasse de loin le simple tête-à-tête entre deux géants. C’est l’équilibre même du monde qui est en jeu. Washington et Pékin se savent condamnés à coexister. Le pragmatisme l’emporte souvent sur l’idéologie : les États-Unis ont besoin des usines chinoises autant que la Chine dépend de l’accès au marché américain et au dollar. Trump, malgré son image de provocateur, a toujours su transformer ses affrontements en opportunités. Ses pires ennemis d’hier deviennent souvent ses partenaires du lendemain. C’est là tout son paradoxe et ce qui nous déstabilise nous : il provoque pour mieux négocier. Dans un monde où beaucoup cherchent à isoler la Chine, il choisit au contraire de l’intégrer dans une logique d’échange. Là où Bruxelles brandit la sanction, Trump parle contrat. Cette rencontre pourrait ainsi ouvrir la voie à une forme d’apaisement pragmatique : des compromis sur le commerce, des garanties sur Taïwan et sur sa sécurité pour éviter l’invasion, et peut-être une relance du dialogue militaire suspendu depuis des mois. Pékin sait très bien que Washington a envoyé des milliers de GI’s dans le Pacifique depuis des mois. Dans ce scénario, la Chine conserverait sa stature de puissance économique globale, tandis que les États-Unis retrouveraient la posture d’arbitre stratégique du Pacifique.

Dans un monde où les alliances se fragmentent et où l’Europe s’enferme dans ses dogmes, la diplomatie du deal pourrait devenir une arme d’équilibre. Pour Trump, la puissance ne réside plus dans les discours moralisateurs, mais dans la capacité à parler à ses ennemis. Et c’est peut-être, une fois encore, en déjouant tous les pronostics qu’il s’apprête à redessiner l’ordre mondial à sa manière : brutale, imprévisible, mais diablement efficace. Et peut-être loin de la guerre au fond.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

________

(*) Docteur en sciences politiques, chercheur monde arabe géopolitique relations internationales, directeur de l'Institut Géopolitique Europeen (IGE), associé au CNAM Paris (Equipe Sécurité Défense), à l'Observatoire Géostratégique de Genève (Suisse). Consultant médias et chroniqueur.

latribune.fr

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »