OPINION. « Cʼest la base »
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Cinq Premiers ministres du même bord en sept ans. Un gouvernement démissionnaire en treize heures. Un chaos politique devenu illisible, nourrissant un sentiment dʼimpuissance citoyenne généralisé, sur fond de crise multiforme. Alors que 72 % des Français jugent leur démocratie peu fonctionnelle (1), le contrat social s'érode et la biodiversité sʼeffondre. Une question sʼimpose : comment articuler ces trois crises, écologique, sociale et démocratique, qui se renforcent les unes les autres ?
Les Gilets Jaunes ont incarné le profond déficit dʼécoute de lʼÉtat vis-à-vis de ses citoyens. Les propositions édulcorées de la Convention citoyenne pour le climat, lʼadoption à marche forcée de la réforme des retraites, les revendications peu considérées des outre-mers autour de l'eau et de l'usage de pesticides ou encore les plus de deux millions de signatures contre la loi Duplomb illustrent un contrat social fragilisé, miné par une incapacité dʼécoute face à une aspiration grandissante à être entendu. À ce sentiment de confiscation démocratique sʼajoutent la frustration face à lʼinaction climatique, lʼexplosion des inégalités et du racisme, mais aussi des primes dʼassurance, ou encore la flambée des prix des produits de première nécessité. Autant de réalités qui semblent nous échapper et nous laissent collectivement démunis.
Or les préoccupations fondamentales des Français et des Françaises concernent pourtant des réalités très concrètes de leur quotidien : la hausse des prix, la santé publique, la transition écologique (2). Mais comment agir lorsque lʼon nʼest plus écouté ?
Près de 9 Français sur 10 (88 %) se disent favorables à lʼorganisation de référendums (3). Quʼils soient partagés, citoyens ou révocatoires, ils prennent différentes formes, plus ou moins soutenues par les responsables politiques. Des outils pour être entendus, certes. Mais à quelles conditions ? Pour dire quoi ? Et avec qui ?
Parmi eux, le Référendum dʼInitiative Partagée (RIP) apparaît à notre portée : il requiert le soutien de 185 parlementaires et de 4,8 millions de citoyens et citoyennes. Une démarche ambitieuse, jamais atteinte mais dont le peuple peut se saisir.
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C'est pourquoi nous, citoyens, citoyennes et organisations de tous horizons, avons décidé de nous saisir du RIP avec lʼambition, puissante et légitime, de porter le premier Référendum dʼInitiative Partagée à la victoire.
Ce référendum, « Cʼest la base » : 14 mesures de bon sens pour un sursaut écologique, social et démocratique. Une démarche collective guidée par trois obsessions :
Car la bonne nouvelle, c'est que oui, les solutions existent. Les 14 mesures que nous portons dans ce référendum, nous sommes allés les chercher parmi les travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat, les Assises de l'eau ou encore les rapports économiques de Pisani-Ferry & Mafhouz ou Road to Net Zero (4) sur le financement de la transition écologique.
Derrière le référendum « Cʼest la base », nous sommes une coalition inédite apartisane, issue de la société civile, rassemblant plus de 20 organisations aux expertises complémentaires parmi lesquelles Oxfam, Ghettʼup, le Centre des Jeunes Dirigeants, la Ligue de lʼenseignement, Les Amis de la Terre, lʼInstitut Rousseau, Action Justice Climat, la FAGE, GreenFaith France, la Convention des Entreprises pour le Climat, makesense et bien dʼautres.
Toutes convaincues que, dans la crise sans précédent que nous traversons, et qui touche de plein fouet le monde associatif, cʼest en se serrant les coudes et en sʼattaquant collectivement aux leviers législatifs que nous arriverons à faire bouger les choses.
Notre démarche est simple : réconcilier ce que lʼon oppose trop souvent à tort – démocratie, santé, écologie, économie, justice climatique et sociale.
Car oui, notre pouvoir dʼachat dépend directement de notre capacité à endiguer lʼeffondrement des écosystèmes : lʼévolution des prix alimentaires en est la preuve. Oui, produire une alimentation de qualité est un gain à la fois pour les agriculteurs, pour les consommateurs et pour notre système de sécurité sociale. Oui, préserver la qualité de lʼeau du robinet est une question de santé publique, de santé des sols, mais aussi de biens communs et de démocratie.
Le référendum « C'est la base » est la promesse d'une reprise en main collective de notre avenir. Un avenir où nos voix sont
entendues et prises en compte. Un avenir qui choisit l'action par voie démocratique pour redessiner les contours dʼun futur juste et désirable.
Ce projet fou et par essence citoyen, ne pourra vivre quʼen sʼincarnant sur tous les territoires, dans les quartiers populaires, de lʼhexagone aux outre-mers pour porter la voie de chacun et de chacune dans sa diversité et sa complexité.
Alors que vous soyez responsable ou membre dʼune association naissante, ou historique, nationale ou localement implantée, si ces lignes et cette urgence vous parlent, rejoignez-nous !
Que vous soyez lecteur occasionnel ou assidu de ces pages, agricultrice, enseignant, étudiante, retraité, ouvrière, élu de la République, entrepreneuse, en recherche dʼemploi ou de sens dans votre vie citoyenne, que vous aimiez la politique ou non, faites entendre votre voix : signez la pétition pour soutenir ce référendum.
Soyons des milliers, des millions à sʼemparer de ces sujets fondamentaux. « Cʼest la base », et ce nʼest que le début.
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Sources :
(1) https://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/actualites/barometre-de-la-confiance-politique-du-cevipof-2025-le-grand-desarroi- democratique/
(2) OpinionWay-pour-ADEME-Representations-sociales-du-changement-climatique-Vague-25
(3) https://www.ipsos.com/fr-fr/politique-88-pourcent-des-francais-sont-favorables-lorganisation-de-referendums
(4) Rapport réalisé par lʼInstitut Rousseau : https://institut-rousseau.fr/road-2-net-zero/
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Signataires :
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