• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Iran : les sanctions tombent, mais la crise demeure »

Hamid Enayat

Publié le 22 juin 2026 à 07:20

Hamid Enayat

Hamid Enayat

DR

L'essentiel de l'actualité

lundi 22 juin

  • La Chine sanctionne des dizaines d'entreprises américaines
  • Iran et États-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours
  • Pierre et Vacances-Center Parcs visé par une offre de rachat par un fonds émirati
  • Le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce sa démission
  • EasyJet a rejeté trois propositions de rachat
Voir plus

Le Quotidien Numérique

20 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Audrey Fleurot : « Je regrette d’avoir mis trop de temps à m’accepter telle que je suis »

  • 2

    Orelsan : « Je pense tout le temps à me barrer au bout du monde »

  • 3

    Dans les premiers pas de Rhea1, le processeur IA le plus ambitieux jamais conçu en Europe

  • 4

    Temps perdu, succession d’erreurs, preuves accablantes… Le rapport sur l’affaire Lyhanna pointe une série de défaillances graves

  • 5

    Dans la centrale souterraine de Montahut, l’un des plus gros chantiers de modernisation hydroélectrique en France

  • 6

    Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Derrière les promesses de reconstruction et de croissance, la République islamique reste confrontée à une triple crise : économique, politique et sociale.

Par Hamid Enayat, politologue spécialiste de l’Iran

Le récent mémorandum d’accord signé entre Téhéran et Washington constitue sans doute l’accord le plus important entre les deux pays depuis la révolution iranienne de 1979. La levée progressive des sanctions, le déblocage des avoirs gelés, le retour de l’Iran sur le marché mondial du pétrole et l’annonce de centaines de milliards de dollars destinés à la reconstruction économique pourraient donner l’impression que la République islamique est en train de sortir de l’une des crises les plus graves de son histoire.

Pourtant, la véritable question n’est pas de savoir combien d’argent entrera en Iran. La question essentielle est de savoir si cet accord peut résoudre une crise dont les racines vont bien au-delà des sanctions et du manque de ressources financières.

La convergence de la crise de légitimité et de la crise du coût de la vie

Aujourd’hui, la République islamique ne fait pas seulement face à une crise économique ni uniquement à une crise politique. Ce qui rend la situation particulièrement dangereuse est la rencontre de ces deux crises.

D’un côté, des millions d’Iraniens sont confrontés à l’inflation, à la baisse du pouvoir d’achat, au chômage et à l’extension de la pauvreté. De l’autre, une partie importante de la population a perdu confiance dans la capacité du régime à gouverner le pays et dans sa légitimité même.

Lorsque les citoyens arrivent simultanément à la conclusion que le pouvoir est incapable de résoudre leurs problèmes et qu’il ne dispose plus de la légitimité nécessaire pour gouverner, la crise sociale et la crise politique fusionnent et créent une situation potentiellement explosive.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les trois lames de guillotine suspendues au-dessus du régime

L’histoire montre que les régimes peuvent généralement survivre à une crise, parfois même à deux. En revanche, la combinaison simultanée de trois crises devient beaucoup plus dangereuse : une crise économique ;une crise de légitimité politique ;une crise sécuritaire et géopolitique.

La guerre récente, les sanctions, l’érosion de l’influence régionale de Téhéran et les divisions internes du pouvoir exercent aujourd’hui une pression simultanée sur la République islamique.

Les exécutions : signe de force ou signe de peur ?

L’explosion du nombre des exécutions doit être analysée dans ce contexte.

Selon Amnesty International, la République islamique a exécuté plus de 2 159 personnes en 2025, soit environ 80 % de l’ensemble des exécutions recensées dans le monde.

Lorsqu’un régime doit recourir à la plus vaste campagne d’exécutions au monde pour maintenir le contrôle de la société, cela suggère que les mécanismes ordinaires de légitimité et de consentement social ne fonctionnent plus.

Quand la peur disparaît

L’histoire des révolutions montre cependant que le destin des crises ne dépend pas uniquement du niveau de répression.

Le moment décisif survient lorsque la peur collective commence à s’effondrer.

Dans tous les mouvements de libération, la prison, la torture et la mort ont constitué les principaux instruments de dissuasion des régimes autoritaires. Mais lorsqu’une partie des opposants accepte d’en payer le prix, une part essentielle du pouvoir répressif perd son efficacité.

Les témoignages provenant des prisons iraniennes, notamment ceux concernant la jeune génération de prisonniers politiques, révèlent l’apparition d’un phénomène que les régimes redoutent plus que tout : une génération qui ne craint plus ni la prison ni même la mort.

La fin de la guerre ne signifie pas le retour de la stabilité

La fin d’une guerre ne marque pas nécessairement le début de la stabilité.

Dans de nombreux pays, la guerre détourne temporairement l’attention de la société des problèmes internes. Une fois les combats terminés, les difficultés réelles réapparaissent : l’inflation ; la pauvreté ; le chômage ; la corruption ; le fossé entre l’État et la société.

C’est pourquoi un cessez-le-feu peut constituer à la fois une opportunité pour le régime de se reconstruire et une occasion pour les mouvements de contestation de reprendre de la vigueur.

Le problème de l’Iran n’est pas le manque d’argent

Les partisans de l’accord affirment que la levée des sanctions et le déblocage des ressources financières permettront de relancer l’économie iranienne.

L’expérience de l’accord nucléaire de 2015 montre pourtant que la réalité est plus complexe.

Malgré le dégel de dizaines de milliards de dollars d’avoirs et l’augmentation des exportations pétrolières, l’Iran a connu dès 2017-2018 un soulèvement national alimenté par la pauvreté, la vie chère et le chômage.

L’explication de cette contradiction réside dans la structure même de l’économie politique iranienne.

Selon Hossein Samsami, membre de la commission économique du Parlement, plus de 130 milliards de dollars de recettes d’exportation n’ont jamais réintégré le circuit officiel de l’économie au cours des dernières années.

Ces chiffres montrent que la crise économique iranienne ne résulte pas seulement d’un manque de ressources. Elle est le produit d’un système qui ne transforme pas les richesses nationales en développement et en prospérité collective, mais qui alimente une économie de rente et de privilèges.

La fuite des cerveaux : une blessure plus profonde que les sanctions

Mais la crise la plus grave de l’Iran n’apparaît peut-être pas dans les bilans financiers. Elle est visible dans les aéroports.

Le sociologue iranien Majid Abhari, s’appuyant sur les analyses de plusieurs experts économiques, estime que le coût de l’émigration massive des élites iraniennes dépasse de plusieurs fois celui de la guerre Iran-Irak. Selon lui, Abdelkhalegh, ancien expert principal de la Banque mondiale, a évalué que la fuite des cerveaux impose chaque année à l’Iran une perte économique équivalente à deux fois ses revenus pétroliers.

Cette hémorragie de capital humain prive le pays d’une partie essentielle de ses médecins, ingénieurs, chercheurs, universitaires et entrepreneurs, compromettant ainsi durablement ses perspectives de développement.

Depuis des années, le pays connaît l’une des plus importantes vagues d’émigration de diplômés, de chercheurs, d’ingénieurs, de médecins et d’entrepreneurs de son histoire contemporaine.

Le pétrole peut être extrait à nouveau.

Les capitaux peuvent être attirés de nouveau.

Mais reconstruire une génération de scientifiques, d’ingénieurs, de médecins et d’entrepreneurs qui a quitté le pays exige plusieurs décennies.

La fuite des cerveaux constitue en réalité un vote silencieux de défiance envers l’avenir.

Un accord qui achète du temps, mais ne résout pas la crise

Le mémorandum entre Téhéran et Washington peut offrir un répit à la République islamique. Il peut alléger la pression économique, augmenter les revenus pétroliers et atténuer temporairement les difficultés sociales. Mais tant que subsisteront la crise de légitimité, les dysfonctionnements structurels de l’économie et l’érosion du capital humain, cet accord ne pourra pas éliminer les causes profondes de la crise iranienne.

La question centrale de l’Iran de l’après-accord est donc la suivante :

Le régime est-il capable d’améliorer durablement les conditions de vie de la population ?

L’expérience du passé invite au scepticisme. En 2015, après l’accord nucléaire, des dizaines de milliards de dollars ont été débloqués. Pourtant, à peine deux ans plus tard, le pays était secoué par un soulèvement national né de la pauvreté et de la dégradation des conditions de vie.

Depuis plus de quatre décennies, l’économie iranienne est structurée autour des impératifs sécuritaires, militaires et géopolitiques du régime. Elle a été conçue pour répondre aux exigences de la guerre, des crises régionales et de l’appareil sécuritaire davantage qu’aux besoins de la population.

Cette réalité est telle que même certains médias économiques iraniens, pourtant contraints d’évoluer dans un environnement fortement contrôlé, alertent désormais sur les racines structurelles de la crise. Ainsi, le quotidien économique Donya-e-Eqtesad écrit : 

« Même si l’Iran exportait 40 millions de barils de pétrole par jour, même si les recettes étaient intégralement perçues en espèces et en devises fortes telles que le dollar ou l’euro, et même s’il n’existait aucune sanction dans le monde, les problèmes structurels de l’économie iranienne, la dégradation des conditions de vie et le chômage ne seraient toujours pas résolus. » 

Hamid Enayat

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Poutine contre 1648 » (Michel Santi)

  • 2

    OPINION. « Biodiversité : un enjeu que l’immobilier n'a pas encore intégré dans sa gestion et dans la valorisation »

  • 3

    OPINION. « Nous devons bâtir une IA humaniste »

  • 4

    OPINION. « Comment Washington a précipité les fondations d'un nouvel ordre régional au Moyen Orient »