• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. « Revues prédatrices : une menace systémique pour la connaissance et la confiance »

latribune.fr

Publié le 16 décembre 2025 à 06:15

Gérard Friedlander, Manuel Tunon de Lara, Christine Clerici et Pierre Tapie

Gérard Friedlander, Manuel Tunon de Lara, Christine Clerici et Pierre Tapie

DR

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 5

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 6

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Dans le paysage scientifique mondialisé, les revues dites « prédatrices » prolifèrent, brouillant la frontière entre savoir et imposture. Se présentant comme légitimes, elles exploitent le modèle auteur-payeur pour monnayer des publications sans véritable évaluation par les pairs. Leur expansion menace la crédibilité de la recherche, contamine les décisions publiques et mine la confiance dans la science.

Par Gérard Friedlander, Manuel Tunon de Lara, Christine Clerici et Pierre Tapie (*)

Dans un monde où l’information scientifique circule à grande vitesse, les revues  « prédatrices » se sont imposées comme un parasite discret mais redoutable. Ces revues sont des publications qui se présentent comme des revues scientifiques légitimes, mais qui ne respectent pas les standards fondamentaux de l’édition scientifique, notamment l’évaluation par les pairs, l’intégrité éditoriale, la transparence et la gestion éthique des articles. Elles capturent une part croissante de la production académique mondiale, tout en sapant les fondements mêmes de la confiance scientifique. Longtemps perçu comme un problème lointain, ce phénomène concerne désormais directement la communauté de l’enseignement supérieur, de la santé et même de l’économie. Personne n’est à l’abri : ni les chercheurs chevronnés, ni les cliniciens pressés, ni les institutions  soumises à la pression des classements et des indicateurs bibliométriques. 

Un modèle économique fondé sur la confusion 

Les revues prédatrices exploitent une ambiguïté : celle du modèle auteur-payeur (APC),  désormais dominant dans l’espace numérique librement accessible (open access), mais  encore mal compris. Le changement de modèle financier a été une petite révolution dans  l’édition scientifique : le passage du « lecteur-payeur » (à travers des abonnements payés  par des personnes physiques ou morales) à « l’auteur-payeur » a profondément modifié les  stratégies des groupes de presse. En se présentant comme des journaux légitimes, souvent  dotés de sites web soignés et de titres proches de périodiques reconnus, les revues  prédatrices ciblent les auteurs plutôt que les lecteurs. Leur promesse : publication rapide, évaluation « accélérée » par les pairs (peer review), visibilité mondiale. Leur réalité : une validation scientifique inexistante, des comités éditoriaux fictifs, et un retrait des articles  quasi impossible. 

Dans les sciences de la santé, où les preuves doivent être solides et les pratiques fondées, la  présence d’articles scientifiquement non vérifiés publiés en quelques jours représente un  risque réel. Pour un clinicien ou un décideur qui consulte rapidement une littérature  abondante — et hétérogène — la frontière entre le rigoureux et le fallacieux peut devenir  dangereusement poreuse. D’autant que les moteurs d’Intelligence Artificielle vont aller  puiser tout ce qu’ils trouvent, et ne seront pas forcément capables de faire le tri entre des  qualités d’information très différentes.

Une menace pour la crédibilité de la recherche publique 

Le phénomène n’est pas anecdotique : sur environ 50 000 revues scientifiques à travers le  mode, on estime à plus de 15 000 le nombre de revues prédatrices actives. Leur explosion  est alimentée par trois tendances bien identifiées : 

  • La pression à publier mise sur les chercheurs qui pousse certains auteurs vers la voie de  la moindre résistance. 
  • La mondialisation de la recherche, avec des communautés émergentes moins  familiarisées avec les standards éditoriaux internationaux. 
  • L’inflation des indicateurs bibliométriques, qui valorisent la quantité de publications plus  que leur qualité ou leur impact réel. Certains deviennent des « machines à publier »,  d’autant que certains « rankings » ou indicateurs donnent une « prime » quantitative à la  publication. 
Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les dégâts sont multiples : dilution de la qualité scientifique, fragilisation systématique de la  littérature, discrédit pour des institutions trompées, et gaspillage de ressources publiques.  Les revues prédatrices constituent une forme d’externalité négative majeure : elles  imposent au système scientifique un coût collectif disproportionné par rapport au bénéfice  individuel qu’elles promettent. 

Quand la fraude éditoriale contamine la décision publique 

Le problème ne se limite pas à la recherche académique. En économie, les modèles  d’évaluation des politiques publiques reposent sur des études empiriques dont la solidité  méthodologique est essentielle. En santé, des articles issus de revues prédatrices ont été  cités dans des rapports institutionnels ou repris dans les médias, parfois sans que leur  origine douteuse soit détectée. 

Plus inquiétant encore : des start-up, associations ou lobbies utilisent ces pseudo-revues  pour légitimer des produits, thérapies, dispositifs médicaux ou dispositifs de formation. Le  vernis scientifique produit par ces revues trompe des lecteurs pourtant avertis. 

Former, responsabiliser, réguler : les trois axes de la riposte

Face à cette menace, la réponse doit être systémique. 

  1. Former dès le premier cycle universitaire. Apprendre à identifier les revues prédatrices doit figurer dans les compétences  informationnelles de base. Ce n’est plus un savoir spécialisé, mais une nécessité pour  quiconque travaille avec la littérature scientifique. 
  2. Responsabiliser les institutions, y compris les instances d’évaluation de la  recherche. Les établissements doivent accompagner leurs chercheurs : guides, listes de référence, soutien éditorial, vérification des supports de publication dans les dossiers d’évaluation. Refuser les publications prédatrices dans les rapports institutionnels doit devenir la norme. L’évaluation des chercheurs sur leurs « performances » en termes de publications a dérivé,  par facilité, vers une évaluation bibliométrique « comptable », quantitative. Il est crucial que  les évaluateurs reviennent au fond des articles pour y détecter les découvertes qui peuvent  s’y nicher, une approche plus qualitative que  quantitative. C’est toute la mission  d’initiatives internationales comme COARA (Coalition pour le Progrès de l’Evaluation de la  Recherche).
  3. Renforcer la régulation internationale. Des initiatives existent - DOAJ, COPE, Think.Check.Submit - mais restent insuffisantes.  Une collaboration plus forte entre agences d’accréditation, éditeurs légitimes, plateformes  bibliographiques et financeurs de la recherche est nécessaire. L’objectif n’est pas la censure,  mais la défense de l’intégrité scientifique. 

Un enjeu de confiance collective 

Dans un contexte où la défiance envers les institutions scientifiques et sanitaires s’amplifie, la prolifération des revues prédatrices représente un défi grave. Elles ne produisent pas seulement de la mauvaise science : elles brouillent les repères, inversent les hiérarchies de  preuves, et alimentent un relativisme dangereux où « toutes les publications se valent ». Au moment où le rapport aux faits scientifiques pour éclairer la décision publique est profondément troublé (cf enjeu de la vaccination aux Etats-Unis), laisser prospérer les revues prédatrices induit de très graves risques. 

S’attaquer à ce phénomène, ce n’est pas seulement protéger la carrière des chercheurs ou la  réputation des universités : c’est protéger la capacité même de nos sociétés à produire des  décisions éclairées, à partir de connaissances fiables. 

La science n’est jamais aussi fragile que lorsqu’elle est noyée dans le bruit. Les revues  prédatrices sont un bruit. Il nous revient collectivement de rétablir la clarté du signal. 

_______

(*) Gérard Friedlander, Ancien Doyen de la Faculté de Médecine Paris Descartes. Manuel Tunon de Lara, Ancien Président de l’Université de Bordeaux et de France Universités. Christine Clerici, Présidente de Portiqo, Ancienne Présidente de l’Université Paris Cité. Pierre Tapie, Président de Paxter, Ancien Président de la Conférence des Grandes Ecoles

latribune.fr

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats