Garou : « J’ai souvent été attiré par les femmes qui ne me regardaient pas »
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À Paris, le 31 janvier 2026.
LTD/Denis Allard/Leextra pour "La Tribune Dimanche".
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À Paris, le 31 janvier 2026.
LTD/Denis Allard/Leextra pour "La Tribune Dimanche".
Un meilleur lendemain. À entendre le titre de son nouvel album, on serait tenté de poser la question : hier était donc moins bien ? Garou sourit à l’idée. À 53 ans, l’homme de bande s’est assagi. D’abord parce qu’il est amoureux de Stéphanie. Et parce qu’il a osé, pour la première fois, se mettre à nu : composer ses propres chansons et monter sur scène solo. Couvé d’amour par une famille québécoise très pieuse qui l’a longtemps considéré comme un petit miracle, le Quasimodo de Notre-Dame de Paris a grandi sans esprit de compétition, préférant l’amitié à la rivalité.
Ce n’est pas un hasard si, en associant les noms de ses deux parents, on obtient « Pierre Garand (de) Labonté ». Chez lui, la générosité n’est pas un slogan. C’est peut-être aussi pour cela qu’il a longtemps cherché le déséquilibre, flirtant avec le côté sombre de l’artiste maudit pour tenter de se comprendre. Aujourd’hui, Garou semble avoir trouvé la bonne cadence. Hier n’était peut-être pas si mal, mais demain lui ressemble davantage.
Vous dites que ce nouveau show reflète qui vous êtes vraiment. Vous nous auriez menti tout au long de vos trente ans de carrière ?
[Rires.] Vous commencez fort ! Ma précédente tournée s’est arrêtée net en 2020 à cause du Covid. Jusqu’alors, je vivais dans le tumulte : toujours entouré, toujours en mouvement. Et puis, d’un coup, retour au Québec, seul. J’ai construit une petite cabane dans les bois, je me suis mis à produire mon sirop d’érable… En revenant à des choses très simples, j’ai retrouvé une part de moi que j’avais peut-être un peu oubliée. À la maison, j’essayais d’initier ma fille au piano, à la guitare… sans grand succès. Puis je lui ai acheté un ukulélé. Et là, déclic. La musique est revenue autrement, plus intime. Peut-être plus sincère.