Les circonstances de la mort de Renee Nicole Good, tuée par un agent de la police de l’immigration mercredi, ont pris une tournure politique dans tout le pays.Un millier de manifestations étaient prévues samedi 10 janvier à travers les États-Unis. Connecticut, Massachusetts, Californie, Colorado, Wisconsin, Michigan, Texas… Sous la bannière « ICE out for good » (« ICE viré pour de bon »), les manifestants ont réclamé le départ des services fédéraux de l’immigration. Rassemblements devant des bâtiments fédéraux ou des hôtels où sont hébergés des agents, protestations, veillées pour rendre hommage à Renee Nicole Good.
Cette femme de 37 ans a été tuée par un agent de l’ICE mercredi 7 janvier à Minneapolis. Un drame qui revêt aujourd’hui une dimension hautement politique et dépasse les frontières de cet État du Midwest. Les vidéos de l’événement sont devenues virales et deux narratifs s’opposent. L’un, porté par l’exécutif américain, défend la thèse de la légitime défense ; l’autre, martelé par les démocrates et l’opposition, pointe une bavure policière.
Pour l’administration, désavouer l’agent reviendrait à admettre une faille dans sa politique migratoire, alors que la lutte contre l’immigration est, depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, érigée comme l’une des priorités nationales.
Selon plusieurs médias américains, l’homme auteur des tirs serait un vétéran de la guerre en Irak et membre, depuis une vingtaine d’années, des services fédéraux de l’immigration (ICE). « La réalité est que sa vie était en danger et qu’il a tiré en état de légitime défense », écrit sur X le vice-président J.D. Vance. De son côté, Kristi Noem, ministre de la Sécurité intérieure, présente l’événement comme un « acte de terrorisme domestique ».