Des Jaguar et des Serval bientôt dans la campagne irlandaise
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Un officier marche à côté d'un véhicule blindé de combat Jaguar.
LTD/Benoit Tessier/REUTERS
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Un officier marche à côté d'un véhicule blindé de combat Jaguar.
LTD/Benoit Tessier/REUTERS
C’est clairement une surprise de taille. Car l’Irlande ne faisait pas partie jusqu’ici des grands clients de l’industrie d’armement française. Pour preuve, en dix ans (2015-2024), le pays de la Guinness a royalement commandé pour 53,1 millions d’euros de systèmes d’armes « Made in France ». C’est très peu sur une telle période. Et pourtant, dans ce nouveau monde en plein bouleversement, tout peut changer. Selon des sources concordantes, Dublin devrait très rapidement passer une commande à KNDS France en vue d’acquérir plusieurs centaines de véhicules blindés (jusqu’à 400 véhicules) en vue de renouveler avant 2030 une flotte vieillissante composée de véhicules datant des années 1990/2000 (Piranha III de l’américain General Dynamic et RG-32M du sud-africain Denel). Une flotte coûteuse de plus en difficile à maintenir.
L’Irlande s’intéresse principalement aux Jaguar (blindés de reconnaissance et de combat) et aux Serval (Blindés multi-rôle légers) mais aussi à quelques Griffon (transport de troupes multi-rôles) et à des systèmes d’artillerie Caesar. Soit une commande découpée en plusieurs tranches et évaluée à plus de 1 milliard d’euros au total. Ces véhicules sont déjà en service dans l’armée de Terre, tous issus du fameux programme français Scorpion, lancé dans les années 2010 afin de transformer les forces terrestres françaises en une force numérisée, interconnectée et capable de combat collaboratif.
Catherine Vautrin en Irlande
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Le contrat pourrait être officialisé lors d'une visite à Dublin de la ministre des Armées Catherine Vautrin en cours de préparation. Une fenêtre de tir semble se dessiner fin mars, début avril, selon des sources concordantes. L’Irlande va devoir accélérer pour pouvoir contractualiser dans les temps cette expression de besoins. D’autant que Dublin souhaite signer ce contrat dans le cadre d’un accord G to G (de gouvernement à gouvernement) avec Paris tout en s’inspirant du modèle de contractualisation CAMO mis en place entre la France et la Belgique (mêmes véhicules, même doctrine d’emploi, même organisation d’unités, même architecture numérique). Bruxelles a commandé en deux fois plus 650 blindés à la Direction générale de l’armement (DGA), qui les a achetés à KNDS pour le compte de la Belgique.