Ben Healy, leader de l’équipe cycliste EF Education-Easypost : « Les journées les plus dures restent de bonnes journées »
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Ben Healy a porté le maillot jaune pendant 2 jours en 2025.
LTD/EF pro cycling
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Ben Healy a porté le maillot jaune pendant 2 jours en 2025.
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Le col de Toses, demain, sera la première montée de première catégorie répertoriée du Tour de France, lors de la 3e étape entre Granollers et Les Angles. Puis le premier gros morceau attend les coureurs dans les Pyrénées, jeudi, entre Pau et Gavarnie-Gèdre. Grimper, Ben Healy aime ça. L’an dernier, le puncheur irlandais de 25 ans avait subtilisé le maillot jaune à Tadej Pogacar grâce à une victoire mémorable au puy de Sancy. Frissons garantis.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Thibaut Pinot disait se sentir dans un état second en montagne. Et vous ?
BEN HEALY - Vraiment ? Le plus souvent, je ressens surtout une énorme douleur. À part se répéter qu’elle ne dure pas éternellement… Mais, oui, si vous parvenez à reléguer cette douleur à l’arrière de votre cerveau, alors, vous savez que vous êtes dans un bon jour. On a alors presque l’impression de flotter. À l’inverse, quand tout va de travers, il faut se concentrer sur la respiration.
Quelle est la pire sensation en montagne ?
La chaleur. Commencer à surchauffer dans une montée, c’est ce que je déteste le plus. Vous savez, quand vous êtes trempé de sueur et que même le vent est brûlant. Lorsqu’il fait très chaud, j’ai l’impression que mon corps s’arrête. Ma fréquence cardiaque explose et plus rien ne peut me sauver. Harry Sweeny m’a versé des bouteilles d’eau sur la tête, l’an dernier, mais ça n’a rien changé. Ce qui sauve, c’est la détermination. Il faut simplement continuer à tourner les pédales, une jambe après l’autre. On finit toujours par arriver.