L’inflation, c’est déjà fini ? La chronique financière de Marc Fiorentino
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Une personne inspecte son ticket de caisse.
LTD / Denys Kurbatov / Shutterstock
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On a ressenti cette semaine un léger malaise à la BCE. Plusieurs responsables de la Banque centrale européenne ont fait des déclarations gênées. On les comprend. Remonter les taux d’intérêt quelques jours avant que le prix du pétrole – principale, voire unique, source de hausse des prix – recule fortement, cela ne reflète pas un talent de vision ni de timing. Pour ne rien arranger, les chiffres d’inflation en Europe ont été publiés en rafale. Et ils pointent tous dans la même direction. Un ralentissement marqué.
En France, 1,8 % seulement en juin contre 2,4 % en mai. Même ambiance dans le reste de l’Europe et en zone euro avec un recul significatif. La BCE, qui semblait sûre de son fait et annonçait déjà fièrement une nouvelle hausse de taux à la rentrée, ne semble plus très convaincue. Tant mieux.
Pour la croissance. Pour les entreprises. Et pour votre argent. Les banques centrales britannique et même américaine ont, elles, préféré attendre. Et ne rien faire. L’expérience sûrement, qui leur permet de comprendre qu’il ne faut jamais se précipiter. Et pourtant, la croissance aux États-Unis, tirée par l’IA et la hausse de la Bourse, reste forte, très forte.
Le nouveau patron de la Fed, Kevin Warsh, à peine nommé, a même réussi l’exploit de passer pour un « faucon » en tenant des discours marquant son indépendance vis-à-vis de Trump sans relever les taux d’intérêt et provoquer la colère du président américain qui l’a nommé, et qui attend avec impatience des « jumbo cuts », des baisses de taux massives.
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Bref, le soufflé, plus médiatique que réel, de l’inflation est en train de retomber. Et c’est une excellente nouvelle. Si la situation en Iran ne dérape pas à nouveau, nous allons enfin nous préoccuper du vrai sujet d’inquiétude. Et ce sujet, ce n’est pas l’inflation mais la croissance. L’Allemagne est déjà à la manœuvre, avec ses investissements massifs dans la défense ; et elle a annoncé cette semaine une baisse d’impôts pour tenter de redonner vie à une économie que la concurrence chinoise a assommée.
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