Les marchés financiers font les montagnes russes depuis le début des hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran et votre assurance-vie suit les mouvements erratiques de la Bourse ? Nos conseils pour naviguer en période de gros temps.Sans risque, l’assurance-vie ? Que non ! Le placement préféré des Français continue pourtant de jouir de cette réputation. C’était vrai il y a cinquante ans, quand les contrats étaient composés d’un seul et unique support, le fonds garanti en euros. Une curiosité française qui n’existe nulle part ailleurs, et qui a de nombreux atouts, au premier rang desquels la sécurité absolue.
Votre capital est, en effet, garanti et vous ne pouvez jamais perdre d’argent. Quand vous y placez 100 euros, vous les retrouvez à tout moment, majorés en fin d’année du taux d’intérêt annoncé par votre assureur. En somme, votre capital ne fait que croître.
Les contrats modernes ont cependant beaucoup évolué et sont désormais multisupports : à côté du fonds en euros, vous pouvez répartir votre épargne sur des unités de comptes, à savoir des produits financiers investis en actions, en obligations, en immobilier, dans des matières premières comme l’or ou l’argent, etc. Et, sur ces fonds-là, vous ne bénéficiez d’aucun filet de sécurité : si les marchés (l’or, les actions…) sur lesquels vous êtes investis baissent, votre contrat… baisse aussi !
C’est plus risqué, mais aussi beaucoup plus rémunérateur sur le long terme : sur les dernières années, la moyenne des rendements des unités de compte contenues dans les assurances vie a battu presque systématiquement le fonds en euros, avec des pics allant jusqu’à 9,10 % net (en 2021) – à l’exception de 2022, année boursière noire et son plongeon à - 12 %. Les épargnants ont commencé à apprivoiser ces unités de comptes, qui représentent près d’un tiers des 2.107 milliards d’euros placés sur l’assurance-vie.