« On s'attaque au pouvoir d'achat » : pour le fondateur de Swile, le financement par les CSE n'est pas la solution
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Loïc Soubeyrand, fondateur de Swile.
LTD/SEB DHALLOY
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Loïc Soubeyrand, fondateur de Swile.
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Pour lui, la « Start-up Nation » n’a rien d’un sarcasme. Et la French Tech n’est pas un slogan, mais une réalité. Loïc Soubeyrand, 39 ans, en est même l’une des incarnations. Ce titulaire d’un Master de contrôle de gestion (obtenu à l’IAE de Montpellier), également diplômé d’informatique, a en effet très tôt multiplié les créations d’entreprises.
La première, Teads, spécialisée dans les vidéos publicitaires, a vu le jour en 2006, avec deux associés. Après quelques tatonnements initiaux, le succès a été foudroyant : la société a été revendue à Altice en 2017 pour 285 millions d’euros. Mieux, il a suscité de multiples vocations. Plus d’une centaine de ses anciens salariés – sans compter les trois fondateurs – se sont lancés ensuite dans l’entrepreuneriat.
Sa deuxième aventure est encore plus éclatante. Lunchr, rebaptisée depuis Swile (pour « Smile at work », « sourire au travail ») est devenue une licorne – soit une entreprise non cotée valorisée plus d’un milliard d’euros - depuis quatre ans déjà, après un investissement de 200 millions d’euros du fonds japonais Softbank.
Son idée de départ ? Numériser la pause-déjeuner grâce à une plateforme spécifique, alors que 95 % des tickets-restaurant n’existaient à ce stade qu’en format papier.
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Ce patron au look de surfeur, sweat à capuche, cheveux mi-longs et airpods aux oreilles, ne pense au début qu’à inventer un procédé de regroupement des commandes de déjeuners pour les salariés, façon Groupon, le site en vogue à l’époque. Mais bifurque très vite vers les solutions de paiement, quitte à se confronter à des mastodontes du secteur, dont Edenred et Sodexo. « Je n’y connaissais rien », avoue-t-il pourtant.
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