Titres-restaurant : Edenred confiant pour leur utilisation en supermarché
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Les restaurateurs dénoncent toujours un détournement du titre.
Magali Cohen / Hans Lucas via Reuters Connect
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Les restaurateurs dénoncent toujours un détournement du titre.
Magali Cohen / Hans Lucas via Reuters Connect
La censure du gouvernement Barnier a des conséquences très concrètes : la dérogation permettant aux 5,4 millions de bénéficiaires de titres-restaurant d'acheter des produits bruts (farine, œufs, beurre, etc.) en supermarché, instaurée en 2022, arrivera à échéance fin décembre faute d'un vote du budget. Si la loi autorise déjà l'achat de produits directement consommables (sandwichs, yaourts), l'avenir de cette extension reste en suspens.
Malgré ce blocage, Edenred, la maison mère du Ticket-Restaurant tente de rassurer.
Pour l'heure, l'absence d'exécutif paralyse les débats. La commission des Affaires sociales du Sénat a annulé son examen du texte.
Selon elle, il suffirait pour cela « que le Sénat l'inscrive à l'ordre du jour, (et) l'adopte conforme. » Mais une source parlementaire estime que Mathilde Panot « réécrit un peu l'histoire » et veut faire croire que la censure n'impacte pas le sujet des tickets-restaurant.
Mais l'incertitude pèse : pour les 97 % de salariés attachés à cette liberté d'usage, les enjeux sont élevés. Avec près de 3 milliards d'euros dépensés en grandes surfaces en 2023, c'est aussi le pouvoir d'achat des Français qui se joue.
Reste que les acteurs du secteur affichent des visions contrastées. Les distributeurs, soutenus par la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD), militent pour pérenniser ce dispositif. Ils avancent que la tendance au télétravail encourage les salariés à cuisiner leurs repas, et que les produits bruts présentent des bénéfices pour la santé.
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De leur côté, les restaurateurs dénoncent, eux, un détournement du titre-restaurant. Catherine Quérard, présidente du GHR, s'alarme : « Le titre-restaurant perd définitivement son objet. » Selon les syndicats, la part des recettes en titres-restaurant dans la restauration diminue, tandis que celle dépensée en grandes surfaces a bondi de 22,4 % en 2022 à 30,1 % en 2024.
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(Avec AFP)
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