ENQUÊTE. À la recherche des joyaux volés du Louvre
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Parure de Marie-Louise, dérobée au musée du Louvre le dimanche 19 octobre.
LTD/Bridgeman Images/Erich Lessing
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Parure de Marie-Louise, dérobée au musée du Louvre le dimanche 19 octobre.
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Le Diadème de l’Impératrice Eugénie, son grand nœud de corsage, le collier en émeraudes de la parure de Marie-Louise existent-ils toujours à l’heure où ces lignes sont écrites ? Les cambrioleurs ont-ils déjà eu le temps de transformer les bijoux pour qu’ils ne soient plus identifiables ? Combien de temps faut-il pour rendre estimable l’inestimable ? Une semaine après le cambriolage au Louvre, c’est une course contre-la-montre qui est engagée entre les enquêteurs et les auteurs du « casse du siècle ».
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Le 23 octobre, la procureure de la République s’est dite « optimiste » quant à l’avancée de l’enquête, révélant dans les colonnes de Ouest-France que plus de 150 prélèvements ADN et papillaires avaient été réalisés. Les objets abandonnés par les voleurs avant de prendre la fuite sont également en cours d’analyse : le désormais célèbre monte-charge, la disqueuse, un gilet jaune, un casque de moto, un gant, un jerrican d’essence, mais aussi la couronne de l’impératrice Eugénie, dont les conservateurs espèrent qu’elle pourra être restaurée. Les ADN ont commencé « à parler » : deux hommes, soupçonnés d'avoir fait partie du commando, ont été interpellés et placés en garde à vue. Dans un communiqué, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a confirmé dimanche « que les enquêteurs de la BRB (Brigade de répression du banditisme) (avaient) procédé à des interpellations dans la soirée (de) samedi ». L'un des hommes interpellés s'apprêtait à quitter le territoire depuis l'aéroport de Roissy", a-t-elle ajouté.