• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheOpinions

OPINION. « Affaire Anthropic : la souveraineté numérique n’est plus une hypothèse d’école », par Sébastien Dhérines, président de l'École 18.06

Photo de La Tribune Dimanche - Rédaction

Par Sébastien Dhérines

Publié le 23 juin 2026 à 14:47

Sébastien Dhérines, président de l'École 18.06

Sébastien Dhérines, président de l'École 18.06

LTD/

La Tribune Dimanche

N142 ● 21 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fibre Excellence : la direction retire son offre, Matthieu Pigasse en lice

  • 2

    Comment Qantas et Airbus comptent rentabiliser le vol le plus long du monde entre Londres et Sydney

  • 3

    Coup de poker dans l’aviation tricolore : Aura Aero met la main sur VoltAero, une opération majeure de consolidation

  • 4

    Canicule : pourquoi la SNCF supprime des trains alors qu'ils circulent sans problèmes ailleurs dans le monde

  • 5

    « J'ai l'impression d'avoir cinq personnes à mon service » : les accros à Claude racontent leur passion

  • 6

    Concurrence : Air France-KLM affiche ses ambitions internationales

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L’affaire Anthropic relance le débat sur la souveraineté numérique européenne.

Pendant longtemps, parler de souveraineté numérique en France relevait presque de l’excentricité. On vous expliquait que le sujet était trop théorique, trop défensif, trop « franco-français ». Que les technologies américaines dominaient le marché, qu’il fallait former les étudiants aux outils utilisés par les entreprises et que toute autre approche risquait de les enfermer dans un monde parallèle.

L’affaire Anthropic vient rappeler brutalement une évidence que beaucoup refusaient de regarder : dans le numérique, l’accès n’est jamais garanti. Il peut être restreint, suspendu, conditionné. Pour des raisons politiques, réglementaires ou géopolitiques. Lorsqu’un gouvernement peut imposer à une entreprise de suspendre l’accès à certains de ses modèles d’IA au nom de la sécurité nationale, nous ne sommes plus dans la science-fiction. 

A LIRE AUSSI

Souveraineté numérique : la France passe (enfin) à l’action

Le fameux « kill switch », longtemps considéré comme fictionnel, devient soudain un sujet très concret. Il ne s’agit pas d’un bouton rouge caricatural. Il s’agit d’un pouvoir de coupure, d’un pouvoir de restriction, d’un pouvoir de dépendance. Et ce pouvoir existe dès lors qu’une organisation construit son activité, ses données, ses formations ou ses processus critiques sur des infrastructures qu’elle ne maîtrise pas.

Cloud, IA, paiement, outils collaboratifs, cybersécurité, logiciels métiers : nous avons peu à peu confié des pans entiers de notre fonctionnement quotidien à des acteurs soumis à d’autres lois, d’autres priorités et d’autres intérêts stratégiques. Il ne s’agit pas de nier la qualité des technologies américaines. Elles sont souvent excellentes. Mais la question n’est plus seulement celle de la performance. La question est celle de la dépendance. Une entreprise peut-elle accepter que ses outils essentiels soient désactivables depuis l’extérieur ? Une administration peut-elle bâtir sa continuité d’activité sur des services soumis à des décisions étrangères ? Un établissement d’enseignement peut-il former des étudiants exclusivement à des technologies auxquelles ils pourraient, demain, ne plus avoir accès ?

Commencer par la formation

Ces questions n’ont plus rien de théorique. Elles devraient être au cœur de nos politiques publiques, de nos stratégies d’achat, de nos programmes de formation et de nos choix d’architecture numérique. Elles ne le sont pas encore suffisamment.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

La souveraineté numérique ne consiste pas à se couper du monde. Elle ne signifie pas remplacer aveuglément une dépendance. Elle signifie retrouver une capacité de choix. Pouvoir comparer. Pouvoir substituer, migrer, continuer à fonctionner si un fournisseur, un État ou une plateforme change les règles du jeu. C’est une stratégie de résilience. 

Et cette stratégie commence par la formation. Former les étudiants uniquement aux outils dominants du moment, c’est les préparer à dépendre. Les former aussi aux alternatives, à l’interopérabilité, aux architectures ouvertes, aux enjeux juridiques du cloud, de l’IA et de la donnée, c’est leur donner une vraie liberté professionnelle.

La souveraineté numérique ne consiste pas à se couper du monde. Elle signifie retrouver une capacité de choix.

Nous avons en France et en Europe des solutions. Pas partout. Pas toujours au même niveau de maturité. Pas toujours avec le même confort d’usage. Mais suffisamment pour commencer, secteur par secteur, brique par brique, à reprendre la main. Cela demande du travail, de l’exigence. Cela demande parfois d’accepter une phase de transition moins confortable. Mais l’argument selon lequel rien n’existe, rien ne fonctionne ou tout coûterait nécessairement plus cher ne tient plus.

Le vrai sujet n’est plus technique. Il est culturel. Sommes-nous prêts à considérer le numérique comme une infrastructure stratégique, au même titre que l’énergie, la défense ou la santé ? Sommes-nous prêts à intégrer la dépendance numérique dans nos matrices de risques ? Sommes-nous prêts à enseigner autre chose que l’adaptation aux standards dominants ?

A LIRE AUSSI

Souveraineté numérique : Bull passe à l’offensive avec 500 embauches

L’affaire Anthropic doit servir d’électrochoc. Elle montre que l’IA n’est pas seulement un marché. C’est un rapport de force. Elle montre que les logiciels ne sont pas seulement des outils. Ce sont des leviers de puissance. Elle montre enfin que l’indépendance ne s’improvise jamais dans l’urgence. On ne découvre pas sa dépendance le jour où l’accès disparaît. La souveraineté numérique ne se proclame pas dans les discours. Elle se construit dans les choix du quotidien : dans les achats, dans les formations, dans les infrastructures, dans les logiciels, dans les arbitrages budgétaires.

Pendant des années, on a pu croire que ce débat était une hypothèse d’école. Il ne l’est plus. 

Par Sébastien Dhérines

Sur le même sujet

Ghyslaine Pierrat est auteur de 3 ouvrages dont : " La communication n'est pas un jeu ", Éditions de l'Harmattan.
Opinions

OPINION. « VivaTech 2026 : la tech européenne au défi de son âme », par Ghyslaine Pierrat, docteur en communication politique

Découvrez nos recommandations cinéma pour la semaine du 22 juin 2026.
Cinéma & Écrans

« Seuls les rebelles », « Maspalomas », « La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom »… Notre sélection de films à voir cette semaine

Adena Friedman, PDG du Nasdaq, et d'autres personnalités le jour de l'introduction en bourse de SpaceX, à New York, le 12 juin 2026.
Dimanche Éco

SpaceX, opération martienne ? La chronique financière de Marc Fiorentino
Premium

David Peace, le 28 mars 2022.
Sports

David Peace, écrivain : « Comment l’Angleterre va s’y prendre pour foirer la Coupe du monde, cette fois ? »

Harry Styles en septembre 2022 à Venise.
Mode & Luxe

Cet été, l'été des hommes sera « boho chic »

FILE PHOTO: A model presents a creation by designer Veronique Nichanian as part of her Menswear Spring/Summer 2026 collection show for the fashion house Hermes during Men's Fashion Week in Paris, France, June 28, 2025. REUTERS/Gonzalo Fuentes/File...
Dimanche Éco

Résistant à la crise du luxe, Hermès ouvre sa « maison » à Londres
Premium

Le professeur d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Florian Mazel.
Opinions

OPINION. « Marc Bloch, un inventeur de l’histoire totale », par Florian Mazel, professeur d’histoire médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Martin Odegaard lors du premier match de la Norvège contre l’Irak.
Sports

Coupe du monde : Martin Odegaard, l'enfant roi de la Norvège devenu référence mondiale
Premium